Industrie

Boston Dynamics s’engage à déployer 25 000 humanoïdes Atlas en usine et vise 30 000 unités par an d’ici 2028

Par La Rédaction ⏱ 2 min de lecture

Boston Dynamics a chiffré ses ambitions industrielles, et le total donne le vertige. La firme américaine, propriété du groupe Hyundai, s’est engagée à déployer de l’ordre de 25 000 humanoïdes dans des usines, et vise une capacité de production de 30 000 robots Atlas par an d’ici 2028.

Un carnet de commandes déjà rempli

Ces chiffres ont été avancés lors d’un panel du Robotics Summit consacré à l’état du design des humanoïdes. Le message est clair : Boston Dynamics dit avoir sécurisé assez de clients, Hyundai en tête, pour justifier un déploiement à grande échelle. Le constructeur automobile coréen, qui possède la firme depuis 2021, fait office à la fois de maison mère et de premier débouché.

Le saut est considérable pour une entreprise longtemps associée aux vidéos virales de robots qui dansent ou font des saltos. Atlas passe d’une vitrine technologique à un produit industriel destiné à des lignes de production réelles.

La version électrique change la donne

Atlas a abandonné l’hydraulique pour une motorisation entièrement électrique. Cette bascule a rendu le robot plus fiable, plus silencieux et plus simple à fabriquer en série. La version de production a été présentée plus tôt cette année et a attiré l’attention des industriels autant que des investisseurs.

Concrètement, viser 30 000 unités par an suppose une chaîne de fabrication pensée pour le volume, pas pour le prototype. C’est là que la maîtrise industrielle de Hyundai entre en jeu, avec son expérience des cadences automobiles et de la gestion de fournisseurs à grande échelle.

La course aux humanoïdes change d’échelle

L’annonce place Boston Dynamics dans le même registre que Tesla, qui veut produire son Optimus en masse, ou que les fabricants chinois qui multiplient les usines dédiées. La bataille ne se joue plus seulement sur la performance d’un robot en démonstration, mais sur la capacité à en sortir des dizaines de milliers par an à un coût acceptable.

Pour Hyundai, l’enjeu dépasse l’image. Une production industrielle réussie d’Atlas ouvrirait une source de revenus à forte marge dans la robotique. Reste à transformer l’engagement chiffré en livraisons concrètes sur les chaînes, l’étape qui sépare toujours les annonces des déploiements de routine.

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