Un humanoïde pensé pour le rapport humain
DroidUp, startup robotique chinoise basée à Shanghai et également connue sous le nom Zhuoyide, a présenté Moya lors du salon Zhangjiang Robotics Valley en juin 2026. Le projet est clair : construire le premier humanoïde biomimétique complet, capable de générer une vraie présence physique et émotionnelle auprès de l’utilisateur. Le résultat est un robot de 165 cm pour 32 kg, doté d’une peau en silicone souple maintenue entre 32 et 36°C — la même plage thermique que la peau humaine.
Expressions faciales et geste naturel
Moya dispose de 25 degrés de liberté dédiés au visage. Une caméra dissimulée derrière ses yeux, couplée à des modèles d’IA dédiés, lui permet de soutenir le regard, de sourire et de produire des micro-expressions. Ces réactions subtiles, perçues instinctivement par les humains, donnent aux interactions un caractère d’une fluidité inhabituelle pour un robot. Sa démarche bipède, basée sur le squelette Walker 3 — le successeur du Walker 2 qui a remporté le bronze lors du premier semi-marathon humanoïde — atteint 92 % de ressemblance avec la marche humaine, à une vitesse de 0,83 m/s.
Architecture interne et personnalisation
Sous la peau, l’ingénierie mimétique va loin. La structure interne de Moya reproduit muscles, tissus adipeux et cage thoracique. Son design est modulaire : apparence, genre et traits du visage sont configurables selon les besoins de l’acheteur. La version féminine présentée lors des démonstrations publiques mise sur une esthétique « élégante et amicale ». DroidUp précise également qu’une version masculine est disponible. La plateforme logicielle repose sur le modèle de contrôle cérébelleux de Zhuoyide et un système IA embarqué.
Applications visées
Avec un tarif d’environ 173 000 dollars et une première série limitée à 50 unités, Moya cible des acheteurs institutionnels. Établissements spécialisés, maisons de retraite, hôtellerie haut de gamme et musées constituent les débouchés prioritaires. DroidUp positionne Moya comme un outil de lutte contre l’isolement social, capable de fournir une présence continue, chaleureuse et adaptée à chaque interlocuteur. L’autonomie annoncée est de six heures entre deux charges.
