Le lidar HM-LD1 reçoit un pilote ouvert pour ROS 1 et ROS 2

Module lidar sur un robot mobile visualisant un nuage de points de profondeur
Le pilote du HM-LD1 publie profondeur, étalonnage, nuage de points et diagnostics dans ROS.

Le module lidar dToF HM-LD1 dispose désormais d’un pilote ouvert commun à ROS 1 et ROS 2. Le projet publie les images de profondeur, l’étalonnage, les nuages de points et les diagnostics du capteur, avec trois modes de transport et des paquets prêts à installer pour deux architectures Linux.

Un même code pour trois liaisons

Le pilote annoncé le 21 août prend en charge ROS 1 Noetic ainsi que ROS 2 Humble et Lyrical. Son code C++ accepte les transports série, UDP et UVC. Ce choix permet d’utiliser le même capteur sur un petit calculateur embarqué, une liaison réseau ou une interface vidéo, sans changer toute la couche ROS du robot.

Le dépôt officiel expose quatre flux principaux. L’image de profondeur est publiée en millimètres, les paramètres d’étalonnage utilisent le message standard CameraInfo, le nuage de points XYZ arrive en mètres et un canal de diagnostic renseigne l’état de la liaison, les compteurs de trames, les reconnexions et les erreurs d’analyse.

Les horodatages produits par le SDK du capteur sont propagés dans les en-têtes ROS lorsqu’ils sont valides. Ce détail compte pour fusionner la profondeur avec une caméra, une centrale inertielle ou l’odométrie d’un robot mobile. Une mauvaise synchronisation peut déplacer artificiellement les obstacles et dégrader une carte, même si chaque capteur fonctionne correctement.

Des paquets pour x86_64 et ARM64

La version 0.1.1 est distribuée sous forme d’archives pour les processeurs x86_64 et ARM64. Les intégrateurs peuvent donc tester le pilote sur une station de développement ou directement sur un ordinateur embarqué. Le projet fournit également une construction depuis les sources avec colcon pour ROS 2 et catkin_make pour ROS 1.

Le SDK propriétaire du HM-LD1 n’est toutefois pas inclus dans le dépôt du pilote. Il doit être récupéré séparément depuis ses versions officielles. Le script d’installation vérifie l’archive par somme SHA-256 et cible une version précise, ce qui facilite la reproduction d’une installation. La documentation indique aussi une exigence minimale de glibc 2.31 sous Linux.

Ce que cela change pour un robot réel

Le HM-LD1 est présenté comme un capteur de profondeur direct time-of-flight destiné aux environnements intérieurs et extérieurs. L’annonce revendique une portée stable de huit mètres sous forte lumière. Cette caractéristique devra être mesurée dans chaque intégration, car la portée utile dépend aussi de la réflectivité des objets, de l’exposition et du profil choisi.

Le pilote propose plusieurs profils UVC, de la profondeur 40 par 30 pixels jusqu’à un flux brut 480 par 360, ainsi qu’un mode de nuage de points 160 par 120. Une reconnexion automatique est prévue après une erreur de transport. Pour une plateforme mobile, ces fonctions peuvent réduire le code spécifique nécessaire à la perception d’obstacles et faciliter la surveillance à distance du capteur.

Cette ouverture ne transforme pas à elle seule le HM-LD1 en solution certifiée pour la sécurité. Elle fournit en revanche une interface inspectable, des messages ROS standardisés et des procédures de diagnostic. Avant un déploiement, il restera nécessaire de vérifier les performances en lumière réelle, la stabilité thermique, les pertes de trames et le comportement du robot lorsque le flux de profondeur disparaît.

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