Gritt déploie ses robots sur des chantiers solaires à grande échelle

Robot Gritt installant un panneau sur un chantier solaire
Le système de Gritt s’adapte à des engins de chantier standards pour automatiser des tâches répétitives.

Burns & McDonnell et Gritt veulent accélérer l’emploi de robots sur les grands chantiers photovoltaïques. Les deux entreprises annoncent un partenariat après avoir évalué la technologie de Gritt pendant un an et l’avoir testée sur plusieurs sites solaires à grande échelle.

Le système ne prend pas la forme d’un robot entièrement spécialisé. Gritt conçoit des équipements et des logiciels qui se fixent sur des engins de chantier courants. Une fois équipées, ces machines peuvent prendre en charge des opérations répétitives comme la pose et l’assemblage de panneaux solaires, le coulage du béton ou l’installation d’armatures métalliques.

Des essais menés sur plusieurs chantiers réels

Le communiqué de Burns & McDonnell précise que les essais ont eu lieu dans des environnements de construction réels, sur plusieurs projets solaires de grande capacité. Cette étape est importante : un chantier extérieur impose des terrains irréguliers, une météo variable et des flux logistiques bien moins prévisibles que ceux d’une usine.

Le partenariat doit désormais servir à évaluer puis à déployer la plateforme de Gritt sur les projets énergétiques de Burns & McDonnell. Le groupe américain apporte ses compétences en ingénierie, achats et construction, tandis que la jeune entreprise fournit la couche robotique et les outils d’intelligence artificielle.

La démonstration officielle montre le robot de Gritt à l’œuvre sur un chantier photovoltaïque. Vidéo : Burns & McDonnell.

Réduire les tâches les plus pénibles

Selon Burns & McDonnell, un panneau manipulé sur ces chantiers peut peser environ 36 kg. La répétition de ces levages expose les équipes à une charge physique élevée. L’objectif affiché consiste donc à confier aux machines une partie des tâches lourdes et répétitives, tout en laissant aux opérateurs la supervision et les opérations qui demandent davantage de jugement.

Gritt affirme aussi que son approche limite les changements de méthode. Les modules s’installent sur du matériel déjà connu des équipes, ce qui doit faciliter les premiers déploiements. Chaque chantier fournit par ailleurs des données sur le terrain, la météo et l’organisation locale, utilisées pour améliorer le comportement du système.

Un test grandeur nature pour la robotique de construction

Le projet illustre une tendance plus large : la robotique quitte progressivement les environnements contrôlés pour s’attaquer aux infrastructures extérieures. Sur les fermes solaires, les volumes de panneaux sont importants et les gestes très répétitifs, deux caractéristiques qui peuvent justifier l’investissement.

La portée réelle dépendra néanmoins du nombre de chantiers équipés, des gains mesurés et de la capacité des robots à rester productifs malgré les variations du terrain. Les partenaires ne communiquent pas encore de calendrier détaillé ni d’objectif chiffré de déploiement. Le fait que plusieurs sites aient déjà servi aux essais distingue toutefois cette annonce d’une simple démonstration en laboratoire.

Sources : Burns & McDonnell et Solar Power World.

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