Le constructeur français Drone Volt a franchi la procédure de qualification de l’Initiative liée aux drones de la Défense au Canada. Cette étape lui permet désormais de répondre aux demandes de propositions sur trois des cinq volets du programme, auprès des Forces armées canadiennes et de la Garde côtière canadienne.
La qualification ne constitue pas une commande. Elle ouvre toutefois une voie d’accès à des marchés publics portant sur les systèmes autonomes, leur intégration et l’expérimentation. Drone Volt dispose déjà d’une implantation à Candiac, près de Montréal, ce qui lui donne une base locale pour le support, la formation et la maintenance.
Trois volets couvrant matériels et ingénierie
Le premier volet concerne les systèmes sans équipage aériens, terrestres, maritimes ou hybrides. Il inclut aussi leurs capteurs, charges utiles, dispositifs de lancement et de récupération, ainsi que les solutions de détection et de neutralisation de drones adverses.
Le troisième volet porte sur l’intégration, l’interopérabilité et l’ingénierie. Drone Volt pourra se positionner sur la conception d’architectures ouvertes, la documentation technique, l’adaptation de plateformes et l’intégration de composants dans des systèmes existants.
Le cinquième volet vise l’innovation et l’expérimentation. Il couvre les études, la maturation technologique, les démonstrateurs et le développement de nouveaux concepts. Cette combinaison permet au groupe français de proposer un ensemble allant du matériel aux essais, sans être limité à la vente d’un drone précis.
Le Canada accélère sur les systèmes autonomes
L’Initiative liée aux drones de la Défense cherche à raccourcir le passage entre développement, test et acquisition. Ottawa veut renforcer son accès souverain aux systèmes autonomes critiques, tout en imposant des exigences sur la cybersécurité, l’intégrité des fournisseurs et la sécurité des chaînes d’approvisionnement.
Pour Drone Volt, la présence canadienne compte dans ce processus. L’entreprise pourra s’appuyer sur ses équipes locales pour adapter ses technologies aux besoins opérationnels, former les utilisateurs et maintenir les équipements. Le groupe met aussi en avant ses compétences en intelligence artificielle embarquée et en intégration de charges utiles.
Une porte d’entrée, pas encore un contrat
L’annonce élargit le marché accessible à Drone Volt, mais elle ne donne ni montant potentiel ni calendrier d’achat. Les prochains signaux concrets seront la participation à des appels d’offres, la sélection d’une plateforme et les essais menés avec les autorités canadiennes.
La qualification reste néanmoins significative pour un constructeur français de robotique aérienne. Elle le place dans le vivier de fournisseurs susceptibles d’intervenir sur plusieurs étapes d’un programme public, depuis le prototype jusqu’au soutien en service.
