Angel Robotics lance phai-x1, un exosquelette ouvert à la recherche en IA physique

L'exosquelette phai-x1 d'Angel Robotics destiné aux laboratoires de recherche
La plateforme phai-x1 d'Angel Robotics pour la recherche en IA physique.

Angel Robotics a présenté phai-x1, une plateforme d’exosquelette conçue pour permettre aux laboratoires de tester leurs propres algorithmes de contrôle et d’intelligence artificielle physique sur un matériel standardisé. Le système vise la recherche en robotique portable, biomécanique, rééducation et interaction humain-robot.

L’entreprise sud-coréenne part de l’architecture de son ANGEL SUIT H10, un robot d’assistance à la marche. Le projet phai-x1 a été engagé au milieu de 2025 avec une idée simple : éviter à chaque équipe de reconstruire un exosquelette avant de pouvoir travailler sur la commande, la perception ou l’apprentissage.

Une plateforme programmable à 1 kHz

Phai-x1 contrôle séparément les articulations gauche et droite de la hanche. Son module d’extension XM10 accueille les programmes développés par les chercheurs, collecte les données et permet d’exécuter une boucle de contrôle à 1 kHz, soit mille mises à jour par seconde. Cette fréquence doit faciliter les essais où le comportement du robot doit réagir rapidement au mouvement du porteur.

La plateforme peut aussi recevoir plusieurs familles de capteurs. Angel Robotics cite les centrales inertielles pour suivre l’inclinaison du corps, l’électromyographie pour mesurer l’activité musculaire et les capteurs de force de réaction du sol. Les signaux peuvent être enregistrés avec les angles articulaires et l’état du robot afin de constituer des jeux de données synchronisés.

Ces données ouvrent plusieurs usages : estimation de l’intention de mouvement, analyse de la marche, assistance adaptée au porteur ou apprentissage par renforcement d’une politique de contrôle. L’intérêt n’est donc pas seulement de porter un exosquelette, mais de disposer d’un banc d’essai où l’algorithme agit sur un système physique au contact direct d’une personne.

Des essais menés lors d’un challenge de robotique portable

Angel Robotics indique avoir testé la plateforme pendant l’IFAC Wearable Robotics Challenge 2026, organisé en août. Après environ deux heures de prise en main, des équipes qui n’avaient jamais utilisé phai-x1 ont développé en deux jours plusieurs démonstrateurs : commande sur terrain irrégulier, détection du glissement, assistance pour des personnes hémiplégiques, évaluation fondée sur l’électromyographie et interface de jeu pilotée par les mouvements.

Ce test reste ponctuel et ne remplace pas une évaluation clinique ou industrielle. Il montre toutefois la fonction recherchée par le fabricant : fournir une base commune afin que les laboratoires consacrent davantage de temps à leurs algorithmes et moins à l’intégration mécanique initiale.

Angel Robotics vise les universités et les centres médicaux

La société prévoit de proposer phai-x1 aux universités, instituts publics, centres de recherche d’entreprise, hôpitaux universitaires et laboratoires de médecine. Elle veut également accompagner le matériel par des formations, des compétitions et des projets collaboratifs.

Pour la recherche en IA physique, le point important est la nature des données produites. Une caméra décrit le mouvement visible, mais elle ne mesure ni l’effort musculaire ni les forces échangées avec le robot. En réunissant ces informations sur une plateforme programmable, Angel Robotics cherche à créer un outil intermédiaire entre le prototype de laboratoire et le dispositif d’assistance spécialisé.

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