FF EAI Robotics Ecosystem, coté au Nasdaq sous le symbole FFR, envisage de reprendre les actifs robotiques de Faraday Future dans le cadre d’une opération en actions valorisant l’activité environ 200 millions de dollars. Les deux groupes ont signé une feuille de modalités non contraignante.
L’annonce porte sur les produits, les plateformes logicielles, les données et les activités commerciales liées aux robots de Faraday Future. FFR, anciennement AIxCrypto Holdings, doit encore négocier des accords définitifs. L’opération reste soumise aux examens des comités indépendants, aux votes nécessaires et aux règles du Nasdaq.
Une activité robotique destinée à devenir autonome
Les parties présentent la transaction comme une étape vers une cotation indépendante de l’activité robotique. Faraday Future conserverait une participation de contrôle après la clôture envisagée. Cette structure en fait une opération entre sociétés liées, un point que les documents destinés aux investisseurs identifient explicitement parmi les risques.
Le périmètre annoncé réunit quatre ensembles : une plateforme de cerveau et de développement pour l’IA incarnée, plusieurs formes de robots, des solutions destinées à des secteurs professionnels et une fabrique de données. FFR cite aussi RoboShare, une plateforme conçue pour mettre en relation des propriétaires de robots, des opérateurs et des clients.
La société affirme que l’activité a déjà réalisé des livraisons commerciales de robots humanoïdes et biomimétiques. Elle ne publie cependant dans cette annonce ni volumes, ni chiffre d’affaires robotique, ni carnet de commandes. La valorisation de 200 millions de dollars est donc une estimation liée au projet de transaction, pas un prix définitivement négocié ou validé par le marché.
IROS comme vitrine des produits
Faraday Future a présenté son écosystème à IROS 2026, organisé du 28 au 30 septembre à Pittsburgh. Le groupe y a montré plusieurs robots, notamment une plateforme mobile baptisée All-New Futurist, ainsi que son environnement de développement. Il a également lancé un programme « Built in USA » et recherché des partenaires pour le développement, la collecte de données et les applications industrielles.
Ces démonstrations donnent un aperçu du portefeuille visé par FFR, mais elles ne constituent pas une validation indépendante des performances ou de l’économie des services proposés. Le communiqué mentionne surtout des échanges avec des chercheurs, des universités et des partenaires potentiels.
Notre analyse
Le projet sépare plus clairement l’activité robotique de l’automobile de Faraday Future. Une entité dédiée pourrait rendre ses coûts, ses revenus et ses besoins de financement plus lisibles. Le choix d’une transaction en actions limite aussi la sortie immédiate de trésorerie, tout en exposant les actionnaires à une dilution.
La prudence reste indispensable. La feuille de modalités n’oblige pas les parties à conclure, FFR reconnaît une histoire opérationnelle limitée dans la robotique et les documents signalent des besoins de financement. Les prochains jalons réellement probants seront un accord définitif, des comptes détaillés de l’activité transférée et des déploiements clients mesurables.
Sources : questions-réponses investisseurs de FFR et Faraday Future et bilan officiel d’IROS 2026.
