Dream Labs lève 90 millions de dollars et ouvre son modèle de contrôle robotique Dream-1

Deux bras robotiques de Dream Labs manipulant des objets avec le modèle Dream-1
Dream-1 transforme les images et une consigne en actions pour des robots à deux bras.

Dream Labs sort de la confidentialité avec 90 millions de dollars en amorçage et un service de contrôle robotique ouvert au public. Son modèle Dream-1 reçoit les images d’une caméra, l’état du robot et une consigne en langage naturel, puis renvoie les actions à exécuter.

La jeune entreprise de San Francisco, fondée en 2026 par d’anciens responsables de la recherche robotique de NVIDIA, veut dissocier le logiciel de contrôle du matériel. Elle affirme travailler avec plus de 20 partenaires et prendre en charge des bras provenant de plusieurs fabricants. Le financement est mené par B Capital.

Une API facturée à partir de 3 dollars par heure

Dream API est présentée comme une interface publique pour piloter des robots à partir d’images et d’instructions en anglais. Le tarif annoncé commence à 3 dollars par heure, avec une formule réduite pour certains usages. Un espace de démonstration en ligne permet aussi d’observer Dream-1 sans posséder de robot.

Le modèle cible d’abord les machines à deux bras équipées de pinces parallèles. Sur son site officiel, Dream Labs montre son propre système bimanuel YAM ainsi que des bras plus accessibles. L’entreprise indique qu’un nouveau matériel peut être adapté avec quelques centaines de démonstrations, tandis que certaines configurations prises en charge doivent fonctionner sans entraînement supplémentaire.

Dream-1 apprend à partir de vidéos humaines

Dream Labs décrit Dream-1 comme un modèle d’action du monde. Au lieu d’associer chaque tâche à un programme robotique écrit à la main, il apprend à prédire les mouvements utiles depuis des vidéos de personnes qui manipulent des objets. La caméra du robot fournit ensuite l’état visuel de la scène et le modèle produit une séquence d’actions en boucle fermée.

Cette approche vise des tâches ordinaires comme ranger des objets, charger un panier ou déplacer des articles. Elle pourrait réduire le temps nécessaire pour transférer une compétence entre deux bras différents. La société ne publie toutefois pas encore de mesure indépendante permettant de comparer la robustesse de Dream-1 à celle de politiques spécialisées.

Une bêta de recherche, pas un contrôleur certifié

L’ouverture de l’API rend le système plus vérifiable qu’une vidéo de démonstration sélectionnée. Les développeurs peuvent mesurer les réussites, mais aussi les erreurs et la latence sur leur propre matériel. Dream Labs précise que le service reste une bêta de recherche et qu’il n’est pas validé pour des applications critiques pour la sécurité.

La levée de 90 millions de dollars donne à l’entreprise des moyens importants pour une société créée la même année. Le véritable test sera opérationnel : diversité des robots réellement compatibles, nombre de tâches terminées sans reprise humaine, coût total avec l’infrastructure et comportement face à des scènes inattendues. L’annonce installe néanmoins Dream Labs parmi les acteurs qui veulent vendre l’intelligence robotique comme un service indépendant des constructeurs.

Sources : Dream Labs, communiqué officiel et Forbes.

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