AGIBOT ajoute le G2 à sa gamme de robots destinés aux opérations industrielles. Monté sur une base mobile et équipé de deux bras, le nouveau modèle vise les tâches qui demandent à la fois déplacement, manipulation précise et interaction avec les opérateurs. Le constructeur chinois revendique notamment une protection IP42, des composants de qualité automobile et une précision d’assemblage inférieure au millimètre.
Le G2 apparaît dans le catalogue international d’AGIBOT après l’Innovation Day organisé par l’entreprise. Il se distingue des humanoïdes bipèdes de la marque par une architecture pensée pour la stabilité et la productivité. Sa base roulante doit lui permettre de circuler entre plusieurs postes sans consacrer d’énergie à la marche, tandis que son torse conserve une morphologie adaptée aux outils et aux espaces de travail conçus pour les humains.
Un robot pensé pour les ateliers
AGIBOT présente le G2 comme un « robot d’opération incarné » de qualité industrielle. La protection IP42 signifie que la machine est conçue pour résister aux corps solides supérieurs à un millimètre et aux gouttes d’eau lorsqu’elles tombent avec une inclinaison limitée. Ce niveau ne suffit pas pour les environnements très humides ou poussiéreux, mais il correspond à de nombreux ateliers et zones logistiques intérieures.
Le constructeur met aussi en avant l’emploi intégral de composants de qualité automobile. Cette formulation ne donne pas encore de durée de vie certifiée ni de cadence garantie, mais elle signale l’effort porté sur la répétabilité et l’industrialisation. AGIBOT ne communique pas encore de prix public ni de calendrier détaillé de livraison internationale sur la page produit.
Contrôle de force et apprentissage par renforcement
La manipulation repose sur un contrôle de force à haute précision. AGIBOT annonce une capacité d’assemblage submillimétrique, un point important pour l’insertion de pièces, le tri ou l’alimentation de machines. L’entreprise associe cette mécanique à Genie RL, sa couche d’apprentissage par renforcement, afin d’accélérer l’adaptation d’un comportement à une nouvelle tâche.
Ces promesses devront être évaluées sur des cycles complets. Une précision atteinte en démonstration ne dit pas encore combien d’heures le robot peut travailler sans intervention, ni comment il réagit aux variations de pièces et d’éclairage. Pour les industriels, les indicateurs décisifs resteront le taux de réussite, le temps de changement de série, la sécurité fonctionnelle et le coût total par opération.
Des fonctions d’interaction avec les équipes
Le G2 ne se limite pas à la manipulation. Sa tête peut afficher des expressions, suivre le regard et gérer une conversation avec plusieurs personnes. AGIBOT promet également des mouvements plus naturels. Ces fonctions peuvent servir à rendre l’état du robot plus lisible dans un espace partagé, par exemple pour confirmer une instruction ou signaler qu’une tâche est terminée.
Le choix d’une base mobile illustre une tendance nette du marché : toutes les machines polyvalentes n’ont pas besoin de jambes. Dans une usine au sol régulier, les roues offrent une solution plus simple, plus stable et souvent plus autonome. Le G2 cherche ainsi un compromis entre la flexibilité d’un torse humanoïde et l’efficacité d’un robot mobile industriel.
Sources : page produit officielle d’AGIBOT et présentation de l’Innovation Day par Forbes.
