RoboScience lève plusieurs centaines de millions de yuans pour son robot REX G1

Robot humanoïde de RoboScience illustrant son modèle généraliste de manipulation
RoboScience développe simultanément ses modèles de manipulation et ses robots physiques. Image officielle : RoboScience.

La société chinoise RoboScience a bouclé une levée de série A2 de plusieurs centaines de millions de yuans. Le montant exact n’est pas communiqué. L’opération doit financer l’évolution du modèle robotique Visics, les essais dans la logistique, le commerce et l’industrie, ainsi que la montée en charge du robot humanoïde à roues REX G1.

Amber Capital, Hongruida Investment et Shanghai Semiconductor Industry Investment ont codirigé le tour. Shuang Capital, 360 Strategic Investment, Guolian Minsheng Capital, Jinding Capital et plusieurs véhicules liés à des sociétés cotées y ont aussi participé. RoboScience présente cet apport comme un financement de l’industrialisation plutôt que comme une simple extension de recherche.

Un robot à roues relié au modèle Visics

REX G1 est le premier robot complet de l’entreprise. Il associe un torse humanoïde à une base mobile, une architecture destinée aux sols réguliers des entrepôts, magasins et usines. Les roues réduisent la complexité et la consommation liées à la marche tout en conservant des bras adaptés aux postes de travail humains.

Le robot sert de plateforme au modèle Visics. RoboScience utilise une architecture VLOA, pour Vision, Language, Object et Action. Le système représente les trajectoires d’objets en trois dimensions avant de les traduire en commandes propres à chaque machine. L’objectif annoncé est de transférer une même compétence entre plusieurs bras, préhenseurs et robots sans reprendre tout l’entraînement.

Des données issues de la simulation et de la vidéo

La deuxième brique est RoboMirage, un moteur de simulation physique chargé de produire des interactions à grande échelle. L’entreprise combine ces données synthétiques avec une chaîne d’annotation de vidéos. Elle affirme avoir ramené le coût d’un exemple d’entraînement à 0,05 yuan et porté son corpus vidéo d’un à quatre millions d’éléments entre le début de 2026 et octobre.

Ces chiffres proviennent de RoboScience et ne sont pas accompagnés d’un protocole indépendant permettant de comparer la qualité des données. Ils décrivent néanmoins sa stratégie : réduire le coût d’adaptation à une nouvelle tâche en faisant progresser simultanément le simulateur, le modèle et le robot physique.

Trois voies de commercialisation

RoboScience prévoit de vendre des solutions complètes pour certains secteurs, un contrôleur embarqué pour d’autres fabricants et un accès cloud à Visics. Ce dernier service, développé avec Tencent Cloud sous le nom EaaS, doit permettre à des intégrateurs d’appeler les capacités du modèle sans exploiter toute l’infrastructure d’entraînement.

La levée doit prioritairement financer des preuves de concept puis des déploiements plus larges dans la logistique, le commerce et l’industrie. L’entreprise indique travailler avec plusieurs partenaires industriels, sans encore les nommer ni publier de volume de commandes pour REX G1.

Le test sera donc commercial autant que technique. RoboScience devra montrer que la généralisation revendiquée réduit réellement le temps et le coût d’intégration dans des opérations répétables. Le financement lui donne davantage de moyens pour franchir cette étape, mais les métriques de disponibilité, de réussite et de productivité du REX G1 restent à documenter.

Sources : 21st Century Business Herald, Sina Finance et site officiel de RoboScience.

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