AceiiLab lance un robot de tennis mobile capable de simuler des échanges

Robot de tennis mobile AceiiLab A1 sur un court avec un joueur
A1 se déplace le long de la ligne de fond et adapte ses lancers aux frappes observées. Crédit : AceiiLab.

AceiiLab présente A1, un robot de tennis mobile conçu pour simuler un échange avec un joueur seul. Contrairement à une machine à balles fixe, l’appareil suit la trajectoire des frappes, se déplace le long de la ligne de fond et choisit une nouvelle balle pour produire un retour adapté.

Le constructeur mise sur une caméra 4K à double objectif pour suivre simultanément la balle, le joueur et les limites du court. Aucun capteur porté par le sportif n’est nécessaire. A1 prédit la zone d’atterrissage d’une frappe, se repositionne puis règle la vitesse, l’effet et la direction du lancer suivant.

Un robot capable de se déplacer à 4 m/s

La plateforme utilise deux roues motrices indépendantes. AceiiLab annonce une vitesse maximale de 4 mètres par seconde et une accélération pouvant atteindre 4 m/s². Ces valeurs doivent permettre au robot de couvrir la largeur du court assez vite pour donner l’impression d’un partenaire situé de l’autre côté du filet.

Le sac peut contenir jusqu’à 120 balles. Des pieds repliables et une forme proche d’une valise facilitent le transport. L’application associée permet de choisir des exercices fixes, des séquences aléatoires ou des déplacements le long des lignes. Elle rassemble aussi des statistiques et des défis avec classement.

Le produit vise les particuliers, mais aussi les entraîneurs et les académies. Un coach peut programmer une suite de frappes tout en restant près du joueur pour observer son geste. Cette séparation entre la distribution des balles et l’analyse technique constitue l’un des usages les plus concrets de la machine.

Présentation officielle du robot A1 par AceiiLab.

Une évolution de la machine à balles

A1 n’est pas un humanoïde et ne frappe pas la balle avec une raquette. Son apport réside dans la mobilité et dans la boucle de perception : la machine adapte le lancer suivant à ce qu’elle vient d’observer. Cette architecture rapproche l’entraînement d’un échange, sans reproduire entièrement les décisions tactiques d’un adversaire humain.

Le fabricant avait déjà présenté cette plateforme sous le nom Aceii One sur Kickstarter. La campagne avait réuni 6,43 millions de dollars de Hong Kong auprès de 679 contributeurs. L’annonce du 5 novembre marque sa mise en avant commerciale sous la marque A1, avec plusieurs configurations destinées aux joueurs et aux professionnels.

Notre analyse

Le tennis offre un terrain favorable à un robot spécialisé. L’environnement est structuré, les lignes sont visibles et la tâche peut être mesurée avec précision. Le défi sera moins de lancer des balles que de suivre durablement des trajectoires rapides, de se repositionner sans gêner le jeu et de conserver une précision constante sur différents courts.

Les performances annoncées proviennent pour l’instant du constructeur. Des essais indépendants devront vérifier la qualité de la vision en intérieur et en extérieur, l’autonomie ainsi que la pertinence des retours. Si ces points sont confirmés, A1 pourrait ouvrir un segment intermédiaire entre la machine à balles programmable et le partenaire robotisé.

Sources : communiqué d’AceiiLab ; site officiel d’AceiiLab.

Le briefing RoboActu

L’essentiel de la robotique, une fois par semaine.

Une sélection courte des annonces, usages et robots à suivre.

Continuer sur ce sujet

Comparer les robots