Amazon va investir plus de 100 millions de dollars dans une usine de 54 350 mètres carrés à Greenwood, dans l’Indiana. Le site doit fabriquer des équipements destinés au réseau logistique et robotique du groupe en Amérique du Nord à partir de 2028.
Le projet prévoit 300 postes qualifiés dans la fabrication et l’ingénierie d’ici à la fin de 2028. Le communiqué de l’État de l’Indiana évoque des salaires annuels moyens proches de 100 000 dollars.
Fabrication, soudage robotisé et assemblage réunis
Amazon doit acheter et équiper un bâtiment situé au 1175 Collins Road. L’usine réunira sous un même toit la fabrication avancée, le soudage robotisé, le revêtement automatisé par poudre et l’assemblage. Des services AWS, des systèmes de production assistés par intelligence artificielle et d’autres robots doivent soutenir ces opérations.
Les recrutements annoncés couvrent notamment les opérateurs de machines à commande numérique, les soudeurs, les techniciens de revêtement, les assembleurs, les ingénieurs de production et de contrôle, ainsi que les spécialistes de l’assurance qualité.
Le site doit alimenter les centres de traitement et les installations robotisées d’Amazon à travers l’Amérique du Nord. Sa position au centre des États-Unis réduit les distances vers une partie du réseau logistique du groupe et rapproche la production des machines de leurs lieux d’utilisation.
Amazon internalise une partie de sa chaîne robotique
L’investissement traduit une volonté d’intégrer davantage de capacités de fabrication. Amazon utilise déjà plusieurs familles de robots mobiles et de systèmes automatisés pour déplacer des étagères, trier les colis ou présenter des bacs aux opérateurs. Une usine supplémentaire doit sécuriser l’approvisionnement en composants et augmenter la capacité de production.
Le projet complète une présence importante dans l’Indiana. Depuis 2008, Amazon affirme avoir investi plus de 40 milliards de dollars dans l’État et y avoir créé plus de 27 000 emplois. Ses activités locales comprennent des centres logistiques, des sites robotisés, des stations de livraison, des centres de données et des projets énergétiques.
Un calendrier encore long
L’annonce décrit un investissement industriel majeur, mais l’usine ne doit démarrer qu’en 2028. Les volumes annuels de robots ou de composants ne sont pas publiés, pas plus que les modèles précis qui sortiront de Greenwood.
La création de 300 emplois montre aussi que l’automatisation ne signifie pas une usine sans personnel. Les procédés robotisés déplacent les besoins vers le pilotage des machines, le contrôle qualité, la maintenance et l’ingénierie. Le véritable indicateur sera la capacité du site à produire en série des équipements fiables tout en réduisant les délais et les coûts du réseau robotique d’Amazon.
