Comau teste chez Decathlon un cobot de préparation de commandes sous ROS 2

Cobot Comau MyCo manipulant des produits dans le démonstrateur logistique MASTERLY
La cellule MyCo associe ROS 2, vision et pince modulaire pour traiter des produits variés.

Comau a conçu et validé dans les opérations logistiques de Decathlon une cellule robotisée capable de préparer des commandes de commerce en ligne. Le démonstrateur associe le cobot MyCo, une architecture logicielle sous ROS 2, de la vision et une pince modulaire pour automatiser la prise, la manutention et la palettisation de produits variés.

Une cellule testée dans un entrepôt Decathlon

Le dispositif a été développé dans le cadre de MASTERLY, un projet européen consacré aux systèmes de production flexibles et reconfigurables. Decathlon a fourni le cas d’usage et les contraintes du processus de préparation de commandes. L’intégrateur italien STAM et les autres partenaires du consortium ont également participé au démonstrateur final.

Le cobot MyCo ne travaille pas avec un seul emballage calibré. Selon Comau, sa pince et son système de perception ont été évalués sur des objets rigides, souples ou poreux, avec des formes, des masses et des matériaux différents. La cellule s’appuie sur la reconnaissance visuelle, des capteurs, un jumeau numérique et des outils d’orchestration pour adapter les mouvements et l’enchaînement des tâches.

L’architecture ROS 2 facilite la communication entre ces composants et la reconfiguration de la cellule. Ce choix est important dans le commerce en ligne, où les références changent plus vite que sur une ligne dédiée à un produit unique. Comau affirme aussi que les fonctions testées doivent alimenter les prochaines évolutions de sa gamme MyCo et de son offre d’intralogistique.

Automatiser les tâches les plus physiques

L’objectif annoncé n’est pas seulement d’augmenter le débit. Le projet cherche également à réduire la manutention répétitive et les efforts physiques pour les opérateurs. Une cellule collaborative peut prendre en charge des gestes de saisie et de palettisation tout en laissant aux équipes les exceptions, le contrôle du flux et les opérations qui demandent davantage de jugement.

La validation chez Decathlon montre que le système a été confronté à un environnement logistique réel. Elle ne signifie toutefois pas qu’un déploiement commercial à grande échelle est déjà engagé. Comau ne précise ni le nombre de commandes traitées, ni le taux de réussite, ni le gain de productivité mesuré par rapport au processus existant.

Un démonstrateur pour l’intralogistique flexible

Le cas Decathlon illustre le déplacement des cobots vers des applications où la variabilité constitue la difficulté principale. La mécanique du bras est désormais complétée par la perception, la planification et la préhension, afin de traiter des références qui ne se présentent pas toujours de la même manière.

La prochaine étape sera de documenter les performances sur une période longue, notamment les erreurs de saisie, les changements de série et l’intervention humaine nécessaire. Si ces indicateurs confirment la validation, l’approche pourrait intéresser d’autres entrepôts soumis à une forte diversité de produits et à des volumes fluctuants.

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