D-Robotics profite de l’IFA 2026 pour montrer trois usages domestiques de ses puces Sunrise : le compagnon éducatif hey AiMe de TCL, le quadrupède SuperDog de Vbot et le robot laveur de sols TR1 de xLean. L’entreprise veut positionner sa plateforme de calcul comme une base commune pour des machines très différentes.
Le sujet n’est pas le lancement d’un robot unique, mais l’arrivée sur le marché européen de plusieurs produits reposant sur la même infrastructure. D-Robotics fournit des puces, des kits de développement, un système d’exploitation et des logiciels destinés aux fabricants de robots.
Trois robots, trois usages domestiques
TCL présente hey AiMe comme un robot familial mêlant apprentissage guidé, déplacement autonome et interaction expressive. La machine possède dix degrés de liberté et plus de vingt capteurs. Elle doit accompagner des activités éducatives et adapter ses mouvements aux échanges avec les membres du foyer.
Vbot expose de son côté SuperDog, un quadrupède grand public qui effectue ses débuts officiels en Europe. D’après D-Robotics, le robot est produit en série et a déjà rejoint plusieurs milliers de foyers depuis mai 2026. Il dispose d’une certification CE et ses précommandes européennes sont ouvertes.
Le troisième produit, xLean TR1, est un robot de lavage de sols. Sa campagne Kickstarter a dépassé 2 millions de dollars, soit environ 1,7 million d’euros, avec plus de 2 000 contributeurs. À Berlin, xLean doit démontrer son agent EvoMate, chargé d’organiser les tâches de nettoyage et l’interaction avec l’utilisateur.
Une gamme de calcul de 5 à 560 TOPS
D-Robotics annonce une offre allant de 5 à 560 TOPS en calcul INT8, avec une mesure tenant compte d’une sparsité de moitié. Cette amplitude doit couvrir les besoins de robots domestiques modestes comme ceux de plateformes plus exigeantes : humanoïdes, quadrupèdes, robots logistiques autonomes et machines de service.
La société met en avant un écosystème de plus de 100 000 développeurs dans plus de vingt pays. Elle cite également 500 universités et plus de 500 jeunes entreprises ou équipes de fabrication ayant utilisé ses outils. Parmi ses partenaires figurent Bosch Sensortec, TCL, Midea, WORX et MAMMOTION, ainsi que plusieurs fabricants de robots chinois.
Ces chiffres proviennent de l’entreprise et ne suffisent pas à mesurer la part réelle de ses composants dans chaque produit. L’IFA donne toutefois une illustration concrète de sa stratégie : vendre une couche de calcul et de développement réutilisable, plutôt que dépendre d’un seul modèle de robot.
L’enjeu de la plateforme commune
Pour un fabricant, une base partagée peut réduire le temps nécessaire pour intégrer la perception, la navigation et les fonctions d’intelligence embarquée. Elle peut aussi faciliter le passage d’un prototype à une série commerciale si les outils logiciels et les composants restent stables.
La difficulté réside dans la diversité des contraintes. Un robot éducatif expressif, un quadrupède mobile et un laveur de sols n’exigent ni les mêmes capteurs ni la même puissance. D-Robotics devra montrer que sa gamme conserve une cohérence logicielle malgré cet écart.
Le trio présenté à Berlin constitue donc un test visible de l’approche plateforme. Le succès ne se mesurera pas seulement au nombre de partenaires annoncés, mais à la fiabilité des produits livrés, au suivi logiciel et à la capacité des développeurs à porter leurs applications d’une puce Sunrise à l’autre.
Sources : communiqué D-Robotics et site officiel de D-Robotics.
