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Faraday Future dévoile son humanoïde Futurist 2 et un quadrupède pour viser les écoles et les maisons

Par La Rédaction ⏱ 3 min de lecture

Faraday Future, mieux connu pour ses déboires dans la voiture électrique, change de terrain. Le constructeur californien a présenté à son siège de Los Angeles son humanoïde Futurist 2, accompagné d’un quadrupède et d’une stratégie tournée vers l’éducation.

Humanoide Faraday Future Futurist 2 et quadrupede sur scene
Illustration RoboActu

Un humanoïde et un chien robot pour ouvrir le bal

Le lancement, organisé au quartier général de la marque le 16 juin, sert de vitrine à une nouvelle gamme baptisée FF EAI. Futurist 2 en est la pièce maîtresse. L’humanoïde s’appuie sur la plateforme de contrôle Sonic de NVIDIA, qui gère le mouvement du corps entier en temps réel. À ses côtés, le quadrupède FX Navi joue la carte du robot apprenant, capable de se déplacer sur des terrains irréguliers.

Le fondateur et patron mondial YT Jia présente cette offensive comme le socle d’un écosystème complet, pas comme un simple effet d’annonce. L’enjeu pour Faraday Future est aussi financier : la marque cherche à montrer qu’elle peut exister ailleurs que dans l’automobile.

Cap sur l’éducation et les développeurs

La stratégie vise les écoles et les foyers. Faraday Future veut vendre ses machines comme des supports d’apprentissage de la robotique et de l’IA incarnée, cette intelligence artificielle logée dans un corps physique qui perçoit et agit dans le monde réel.

Le constructeur mise sur une approche open source et une plateforme pour développeurs. L’idée est classique dans le secteur : attirer une communauté de contributeurs qui enrichit le produit, tout en construisant un modèle B2B avec des contrats récurrents auprès d’établissements scolaires.

Un pari à confirmer

Reste la question de l’exécution. Faraday Future traîne une réputation de promesses non tenues, et le marché des humanoïdes éducatifs est déjà encombré de prototypes. Présenter un robot sur scène est une chose. Le livrer en volume, à un prix tenable pour des écoles, en est une autre.

Le pari n’est pas absurde pour autant. En s’appuyant sur la pile logicielle de NVIDIA plutôt que de tout développer en interne, la marque réduit le coût d’entrée et se branche sur un écosystème déjà adopté par une grande partie de l’industrie. Les prochains mois diront si Futurist 2 sort des plateaux de lancement pour atterrir dans de vraies salles de classe.

Source : Faraday Future

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