Gecko Robotics va déployer ses robots d’inspection et sa plateforme de données dans les nouvelles capacités de production navale d’Anduril. Annoncé le 8 octobre, le partenariat vise d’abord la proto-usine de 160 000 pieds carrés d’Anduril dans le comté d’Orange, en Californie, avant le futur chantier Arsenal-2 du Maryland.
Les deux entreprises veulent automatiser une partie du contrôle qualité des composants destinés aux sous-marins américains. Gecko apporte ses systèmes d’inspection non destructive, capables de relever l’état de pièces industrielles et de convertir ces mesures en données exploitables. Anduril doit intégrer ces informations à ArsenalOS, son logiciel de pilotage de la production.
Des robots pour réduire les délais d’inspection
Selon l’annonce de Gecko Robotics, ses outils sont déjà intégrés à des flux de production réels dans la proto-usine californienne. Le groupe affirme que sa technologie a réduit jusqu’à 90 % le temps nécessaire à l’inspection de certains composants forgés chez d’autres clients de la base industrielle de défense.
Le dispositif ne se limite pas au déplacement d’un robot sur une pièce. Les relevés doivent alimenter un fil numérique associé à chaque composant, depuis sa fabrication jusqu’à sa maintenance. L’objectif est de repérer plus tôt les défauts, de limiter l’attente entre deux étapes de production et de conserver un historique utilisable pendant la durée de vie du matériel.
Gecko indique aussi qu’un opérateur sans expérience préalable du contrôle non destructif peut devenir productif en environ une heure de formation avec son système. Cette promesse doit encore être appréciée selon les pièces et les exigences de certification, mais elle répond à une contrainte concrète : l’industrie navale américaine manque de spécialistes pour absorber l’augmentation prévue des volumes.
Arsenal-2 doit produire des composants de sous-marins
Le partenariat accompagne le projet Arsenal-2, un chantier naval défini par logiciel qu’Anduril prévoit d’installer dans le comté de Baltimore. Le site fait partie d’un investissement annoncé de 3,7 milliards de dollars pour soutenir la production liée aux sous-marins de classe Virginia. Les méthodes testées en Californie doivent être transférées au Maryland dès le démarrage du nouveau site.
Breaking Defense précise que les robots et logiciels de Gecko serviront à l’inspection des pièces et à l’assurance qualité. Le déploiement porte donc sur une fonction industrielle mesurable, et non sur une simple démonstration de robotique.
Une automatisation ciblée sur le contrôle qualité
Pour Anduril, l’intérêt est de relier les données physiques issues des inspections à son système de production. Pour Gecko, ce contrat étend l’usage de ses robots au suivi de composants neufs, alors que l’entreprise est aussi connue pour l’inspection d’infrastructures existantes.
Le calendrier détaillé d’Arsenal-2 et le nombre de robots mobilisés n’ont pas été communiqués. La première étape sera donc à suivre dans la proto-usine californienne, où les deux sociétés peuvent mesurer la réduction des temps d’attente, la détection des défauts et la capacité des opérateurs à prendre en main les outils.
