Genrobotics s’allie à l’armée territoriale indienne pour la robotique de terrain

Robot chenillé à deux bras de Genrobotics conçu pour intervenir dans des infrastructures
Genrobotics développe des plateformes mobiles destinées aux infrastructures et aux environnements dangereux.

La société indienne Genrobotics a signé un accord avec l’armée territoriale du pays pour travailler sur des robots destinés aux environnements dangereux, aux catastrophes et à l’inspection d’infrastructures. Le partenariat prévoit des démonstrations, des essais avec les utilisateurs et des formations spécialisées.

L’accord a été signé à Calcutta lors du symposium KYTA & TA 2.0. Il couvre la recherche robotique, l’évaluation des technologies, la formation et le développement de capacités. L’armée territoriale indienne doit ainsi pouvoir confronter les machines à des besoins opérationnels avant une éventuelle adoption plus large.

Des robots pour les espaces confinés et les catastrophes

Les domaines cités comprennent les opérations en espace confiné, l’inspection d’infrastructures critiques, l’appui aux unités du génie, la télédétection et l’inspection assistée par intelligence artificielle. Le secours après catastrophe et l’aide humanitaire figurent également dans le périmètre.

Genrobotics est surtout connue pour Bandicoot, une famille de robots conçue pour nettoyer les égouts et les regards sans exposer directement des travailleurs aux gaz, aux déchets et aux espaces dangereux. Cette expérience fournit une base concrète pour aborder des missions où la mobilité, la téléopération et la résistance du matériel comptent davantage qu’une démonstration en laboratoire.

L’accord a été signé par le major général SS Patil pour l’armée territoriale et par Vimal Govind M K, directeur général et cofondateur de Genrobotics. L’entreprise présente cette coopération comme une étape vers des systèmes développés en Inde pour la sécurité nationale et les interventions d’urgence.

Un premier humanoïde et plusieurs plateformes exposés

Lors du symposium, Genrobotics a montré G-Bot, un prototype bipède présenté comme son premier humanoïde dévoilé au public. La société a aussi exposé Genbot, un robot prévu pour atteindre des zones d’infrastructure difficiles d’accès, ainsi qu’un rover et G-KAI, un dispositif de rééducation du haut du corps.

Cette diversité montre que le partenariat n’est pas attaché à une seule forme de robot. Un engin chenillé ou un rover peut être plus utile dans des décombres, tandis qu’un système doté de bras peut intervenir sur un équipement conçu pour des humains. Les essais prévus devront déterminer quelle architecture répond réellement à chaque mission.

Le passage décisif des prototypes aux essais utilisateurs

Un protocole d’accord ne constitue ni une commande ni un déploiement. Sa valeur dépendra donc des scénarios testés, des critères de réussite et des retours des équipes de terrain. La présence d’essais utilisateurs et de formations dans le texte annoncé est toutefois plus concrète qu’un simple partenariat de recherche.

Genrobotics dit avoir récemment renforcé son activité de défense avec d’anciens ingénieurs de l’ISRO et de l’armée indienne. Elle a aussi inauguré à Thumba un site consacré à la recherche, au développement et à la production. Le nouvel accord doit maintenant montrer si ces moyens peuvent déboucher sur des robots fiables pour des missions critiques.

Sources : The Hindu BusinessLine et Genrobotics Defence & Aerospace.

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