Grenova et Peak Robotics regroupent leurs activités sous la marque Grenova Robotics. L’ensemble veut proposer aux laboratoires des robots collaboratifs, des systèmes de stockage automatisé et des équipements de lavage de consommables plus simples à intégrer.
La nouvelle marque, annoncée le 6 octobre, rassemble des technologies jusqu’ici réparties entre plusieurs entités. Grenova avait acquis Peak Robotics en novembre 2025, ainsi que certains actifs de Peak Analysis and Automation. Cette étape commerciale doit désormais présenter un portefeuille unifié aux intégrateurs et aux exploitants de laboratoires.
Du cobot KX2 au stockage automatisé
Le produit le plus visible de la gamme est le KX2, un robot collaboratif conçu pour les opérations de laboratoire. Il peut être associé à des rails, des préhenseurs et des stations afin de déplacer des plaques, des portoirs ou d’autres consommables entre plusieurs équipements. Grenova Robotics propose également des carrousels, des magasins et des modules de chargement destinés à maintenir les instruments alimentés.
Le troisième volet concerne le lavage de pointes de pipettes et de plaques. Ces machines cherchent à réduire l’achat de consommables à usage unique et les déchets plastiques, tout en s’insérant dans des cellules automatisées. La combinaison de ces trois familles permet à Grenova Robotics de couvrir le mouvement, le stockage et la gestion des consommables au sein d’un même environnement.
Une stratégie d’intégration ouverte
L’entreprise insiste sur une conception compatible avec des systèmes neufs comme avec des installations existantes. Son argument est d’éviter aux clients une dépendance complète à un seul fournisseur de logiciel ou de matériel. Les produits sont présentés comme prêts à intégrer, avec des configurations reproductibles et une approche indépendante des équipements déjà présents dans le laboratoire.
Ce positionnement répond à une difficulté concrète de l’automatisation scientifique. Un laboratoire combine souvent des instruments de marques, d’âges et de protocoles différents. Ajouter un robot ne suffit donc pas : il faut organiser les échanges d’échantillons, la sécurité, les formats de portoirs et la continuité du processus. Une architecture modulaire peut réduire ce travail d’ingénierie, à condition que les interfaces restent réellement documentées et interopérables.
La marque met aussi en avant des déploiements prévisibles et répétables. Ce point compte lorsque plusieurs sites doivent reproduire la même cellule, avec des procédures de validation identiques et un support commun pour les équipes techniques.
Notre analyse
La création de Grenova Robotics ne correspond pas à une nouvelle acquisition, mais à la mise en cohérence opérationnelle de technologies déjà réunies. Elle montre aussi que le marché de la robotique de laboratoire se structure autour de plateformes complètes plutôt que de machines isolées.
