Japan Airlines va introduire à l’aéroport de Narita un robot AW3 chargé de laver l’extérieur de ses avions. L’équipement, conçu par le suédois Aerowash, doit entrer en service à grande échelle avant la fin de 2026 après la formation des équipes. JAL annonce jusqu’à 40 % d’heures de travail en moins par appareil.
Le robot repose sur une base mobile équipée d’un bras télescopique télécommandé. À son extrémité, une brosse rotative applique le produit de lavage sur le fuselage. L’opérateur reste donc dans la boucle, mais il commande la machine depuis le sol au lieu de manier une longue perche autour de l’avion.
Un premier AW3 à l’aéroport de Narita
JAL prévoit de commencer avec une seule unité à Narita, près de Tokyo. La compagnie étudiera ensuite une extension à d’autres aéroports. Le 28 août, elle a présenté l’AW3 à la presse dans son installation de lavage, en montrant successivement la méthode manuelle et la méthode robotisée.
L’automatisation ne supprimera pas tout le travail manuel. Certaines zones continueront d’être nettoyées avec des balais à long manche. Le gain annoncé porte sur le volume total d’heures nécessaires pour traiter un avion, que la compagnie estime pouvoir réduire de 40 % au maximum.
Ce choix répond aussi à un enjeu de sécurité. Le lavage extérieur expose les agents au travail en hauteur et aux produits chimiques. Le bras télescopique permet d’éloigner les équipes de ces zones tout en conservant un contrôle humain sur la trajectoire et la pression exercée.
Réaffecter le temps plutôt que supprimer des postes
Atsuki Kino, responsable de la planification des opérations au sol chez JAL, précise que l’objectif n’est pas de réduire les effectifs. La compagnie veut diminuer la charge physique et réaffecter le temps gagné à des tâches jugées plus utiles. Cette nuance compte dans un secteur où de nombreuses opérations au sol restent difficiles à automatiser entièrement.
Le déploiement sera mesurable sur trois points : la durée réelle d’un lavage, la proportion de surface encore traitée manuellement et la disponibilité de la machine entre deux appareils. JAL n’a pas communiqué le coût de l’AW3 ni le nombre d’avions qu’une unité pourra laver chaque semaine.
Pour Aerowash, cette première installation chez une compagnie japonaise constitue une vitrine dans un environnement très contraint. Un robot de lavage doit fonctionner autour de fuselages de tailles différentes, respecter les procédures aéroportuaires et éviter toute détérioration des capteurs, joints ou revêtements.
Le passage à une exploitation régulière avant la fin de l’année dira si la réduction de 40 % se confirme hors démonstration. Si les résultats suivent, JAL disposera d’un cas concret d’automatisation collaborative : la machine prend en charge l’effort répétitif et le travail en hauteur, tandis que les agents conservent le contrôle et les finitions.
Sources : Japan Airlines ; Kyodo News ; Aerowash.
