Little Caesars s’appuie sur les robots de livraison de Coco Robotics pour desservir des restaurants participants à Los Angeles, Chicago et Miami. Une extension est également prévue à San José, où Coco a récemment ouvert ses opérations.
Le déploiement concerne les commandes passées auprès des restaurants compatibles sur DoorDash et Uber Eats. Coco est intégré aux systèmes de commande existants : le personnel du restaurant n’a pas à saisir une nouvelle fois les informations ni à utiliser une tablette supplémentaire.
Du four au trottoir sans étape logicielle supplémentaire
Une fois la pizza préparée, la commande est remise au robot à proximité du restaurant. Celui-ci assure ensuite le dernier kilomètre jusqu’au client. Little Caesars espère ainsi réduire l’encombrement pendant les périodes de pointe et accélérer la sortie des commandes.
Les machines de Coco sont de petits robots électriques conçus pour circuler sur les trottoirs. Leur format limite la charge transportée, mais il correspond aux trajets urbains courts pour lesquels une voiture ou un deux-roues peut être disproportionné.
Le communiqué ne précise pas le nombre de robots ni de restaurants concernés par la première phase. Il indique toutefois que des établissements participent déjà à Los Angeles, Chicago et Miami. San José doit suivre après l’expansion récente de Coco dans le centre-ville.
Un déploiement multi-villes plutôt qu’un pilote isolé
L’intérêt du partenariat tient à son périmètre. Il associe une chaîne de restauration présente à grande échelle, deux grandes plateformes de commande et un opérateur de robots déjà actif dans plusieurs villes. Cette configuration doit permettre de tester les mêmes procédures dans des environnements urbains différents.
Coco affirme avoir dépassé 500 000 livraisons sans émission directe aux États-Unis et en Europe. L’entreprise utilise les données collectées pendant les trajets pour adapter sa flotte à de nouveaux quartiers et améliorer son exploitation.
Pour Little Caesars, l’autonomie reste ici un mode d’acheminement parmi d’autres. Le client commande sur les canaux habituels et peut se voir attribuer un robot selon la zone et la disponibilité. Cette intégration discrète est essentielle si la livraison robotisée veut dépasser la démonstration ponctuelle.
Le dernier kilomètre devient un service partagé
Le partenariat montre aussi que les restaurateurs n’ont pas nécessairement besoin d’exploiter leur propre flotte. Coco fournit les robots et les opérations, tandis que DoorDash et Uber Eats restent les interfaces de commande. La chaîne de restauration se concentre sur la préparation et la remise du produit.
La suite dépendra surtout de la fiabilité des trajets, de la densité de commandes et des règles locales de circulation sur les trottoirs. L’annonce constitue néanmoins un déploiement concret dans trois grands marchés, avec un quatrième déjà programmé.
Sources : communiqué de Coco Robotics et Chain Store Age.
