Un humanoide compact pour les sites interieurs japonais
D1 est un robot humanoide compact presente par ZEALS le 5 aout 2026. Le fabricant japonais le decrit comme un modele « semi-humanoide » concu pour travailler dans des environnements interieurs deja occupes par des humains, en particulier les hopitaux, les etablissements de soins, les hotels, les sites logistiques et les usines.
ZEALS a choisi une base mobile plutot que la marche bipede. Cette architecture limite le risque de chute et permet de concentrer le developpement sur l’interaction, la navigation et la manipulation. Le robot mesure environ 129,3 cm de haut, avec une course de levage portant la hauteur maximale a 159,3 cm, pour une masse annoncee de 110 kg. Sa base de roulage mesure environ 48 cm de large, un format pense pour les couloirs, portes et ascenseurs courants au Japon.
Dialogue, guidage et manipulation legere
D1 combine une interface conversationnelle, des fonctions de reception et de guidage, la navigation autonome et deux bras manipulateurs. ZEALS cite des usages comme l’accueil, l’orientation vers un service, la surveillance de ronde, l’assistance aux personnes agees, le transport d’objets et certaines taches de preparation ou de remise en main propre.
Les bras disposent de sept degres de liberte chacun et d’une charge utile annoncee de 5 kg par bras. La fiche technique rapportee lors de la presentation mentionne 21 degres de liberte au total, des capteurs de couple sur les axes des bras, deux LiDAR, des capteurs ultrasoniques, des cameras de profondeur, des cameras fisheye et des cameras aux poignets. ZEALS indique egalement une autonomie maximale d’environ huit heures.
Une commercialisation encore encadree par des deploiements
Le lancement est accompagne d’une ouverture des consultations d’achat et de vente a partir du 5 aout 2026, avec un prix annonce a partir de 5 millions de yens. ZEALS vise une production de 100 unites pendant l’exercice 2026 et 10 000 heures cumulees d’exploitation terrain. Ces objectifs restent a confirmer par des deploiements effectifs, mais ils donnent un cadre plus concret qu’une simple demonstration de salon.
Le premier axe d’application concerne les environnements medicaux et medico-sociaux. Le constructeur mentionne des partenaires pour les essais, le financement, l’assurance et l’integration, dont CUC, Sakurajuji Group, CHCP, Mitsui Sumitomo Insurance, GMO AI & Robotics et Quick. D1 n’est pas presente comme un robot medical realisant des soins : les usages vises portent d’abord sur l’accueil, l’information, la logistique legere et l’assistance operationnelle.
Ce qu’il faut surveiller
La prudence reste necessaire. Le robot est annonce comme commercialisable, mais une part de ses capacites de manipulation doit encore etre eprouvee dans des sites reels, avec des contraintes de vitesse, de securite, de maintenance et d’acceptation par les equipes. Son interet pour le Robodex tient surtout a son compromis : une forme humanoide, une base mobile stable et un prix public qui cherche a rendre les premiers deploiements moins experimentaux.
