Helsing RX-1

Helsing RX-1

RX-1 Helsing Prototype defense

Fiche technique

Poids Non communiqué
Taille Non communiqué
Prix Non commercialisé
Vitesse Non communiqué
Autonomie Non communiqué
DOF Non communiqué
📦 Payload Non communiqué
📅 Sortie 2026

À propos

Helsing entre dans la robotique terrestre

Helsing a dévoilé le 1er juin 2026 à Paris son premier robot quadrupède, le RX-1. La présentation s’est faite en même temps que celle d’Area 9, une division de recherche avancée que l’entreprise compare au Skunk Works de Lockheed. Pour la start-up de défense la plus valorisée d’Europe, connue jusqu’ici pour ses logiciels et ses drones, c’est une première incursion dans les robots à pattes.

Le RX-1 ressemble à un chien robot massif, conçu pour la vitesse et la résistance dans des environnements extérieurs difficiles. Helsing insiste sur un point : la machine est pensée et fabriquée en Europe, y compris les actionneurs à chaque articulation, développés en interne. Le chef scientifique Antoine Bordes présente le RX-1 comme une alternative souveraine aux systèmes produits hors du continent, aujourd’hui dominés par le chinois Unitree et l’américain Ghost Robotics.

Une plateforme de recherche, pas un produit

Détail inhabituel : Helsing ne compte pas vendre le RX-1. L’entreprise va le confier à des universités. Les premiers partenaires sont le laboratoire de Marco Hutter à l’ETH Zurich et l’INRIA à Paris. Bordes explique que l’objectif n’est pas de construire un robot, mais de faire progresser les capacités autonomes de l’entreprise, en l’air comme au sol. Le travail en est à un stade précoce.

Sur les caractéristiques techniques, Helsing reste discret. Aucun chiffre de poids, de charge utile, de vitesse ou d’autonomie n’a été communiqué. La firme a diffusé des images mais peu de données. Les médias spécialisés classent le RX-1 comme un véhicule terrestre sans pilote à quatre pattes, un Q-UGV. Le projet s’appuie probablement sur le rachat de Keybotic, un fabricant barcelonais de chiens robots habitué à inspecter raffineries et centrales depuis 2020.

Un contexte militaire qui pousse la demande

La toile de fond est l’Ukraine, qui déploie des robots terrestres par dizaines de milliers. Kiev prévoit de commander 25 000 véhicules terrestres autonomes sur le premier semestre 2026, le double de l’année précédente, avec une cible annuelle fixée à 50 000. Ces machines ravitaillent les positions, évacuent les blessés, posent et retirent des mines. La plupart roulent ou sont chenillées. Les quadrupèdes restent rares et servent surtout d’éclaireurs.

C’est là que se situe l’ambition du RX-1 : franchir les limites des chiens robots actuels, jugés trop fragiles et trop coûteux pour la plupart des missions. Le vrai défi reste l’autonomie sur terrain accidenté, justement le champ de recherche de Hutter à l’ETH Zurich. Helsing négocie par ailleurs une levée d’environ 1,2 milliard de dollars sur une valorisation de 18 milliards. Une variante de défense du RX-1 pourrait suivre la version recherche si les financements se concrétisent.

Applications

Recherche en autonomie terrestre, robotique de terrain, applications de défense potentielles (reconnaissance, logistique, surveillance).

Détails techniques

Quadrupède (Q-UGV) conçu et fabriqué en Europe, actionneurs développés en interne. Issu de la division de recherche Area 9 de Helsing. Confié aux laboratoires de l'ETH Zurich (Marco Hutter) et de l'INRIA Paris. Aucune spécification chiffrée publiée par le fabricant.

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