Robot.com a conclu avec Sodexo un accord commercial de sept ans pour étendre les livraisons robotisées sur des campus universitaires nord-américains. Le contrat prolonge une collaboration commencée en 2021 et constitue, selon le fabricant, son plus important déploiement auprès d’une seule entreprise.
Les partenaires utilisent des robots R-Kiwi pour transporter des repas et de petits colis sur les trottoirs des campus. Robot.com indique que cette flotte a déjà accompli 2,4 millions de missions dans des espaces universitaires et urbains. Le nouvel accord donne une durée inhabituelle à un service souvent testé sous forme de pilote limité.
Sept ans pour passer du pilote au service
Robot.com et Sodexo ont commencé à travailler ensemble sur une sélection de campus en 2021. L’entreprise de restauration collective peut intégrer les robots à ses services existants, tandis que Robot.com apporte la flotte, le logiciel d’autonomie et l’exploitation quotidienne.
Le fabricant ne précise pas encore le nombre de robots supplémentaires, les campus concernés ni le calendrier de déploiement. Le contrat confirme donc une intention commerciale de long terme, mais ne permet pas de mesurer immédiatement l’ampleur de l’extension.
Felipe Chavez Cortes, cofondateur et directeur général de Robot.com, explique au Robot Report que la durée de sept ans résulte de l’expérience accumulée par les deux groupes. Il présente ce contrat comme la preuve qu’un robot de livraison peut devenir un élément régulier d’un service, au-delà de la démonstration ponctuelle.
Le R-Kiwi vise les campus et les trottoirs
Le R-Kiwi est un petit robot mobile fermé, prévu pour livrer nourriture et colis. Sa fiche officielle annonce une autonomie de niveau 4, jusqu’à douze heures de batterie et un volume utile de 19 litres. Il circule sur les trottoirs et s’appuie sur une supervision à distance lorsque la situation dépasse ses capacités.
Les campus constituent un terrain favorable : les itinéraires sont répétitifs, la demande est concentrée et les distances peuvent être longues à pied. Le robot peut relier un point de restauration à une résidence ou un bâtiment d’enseignement sans mobiliser un livreur pour chaque trajet.
Ces environnements restent toutefois partagés avec les piétons. La vitesse, le stationnement devant les portes, le franchissement des passages étroits et la gestion des attroupements déterminent l’acceptation du service. Des robots de livraison mal répartis peuvent aussi encombrer un trottoir, ce qui impose une supervision et des règles locales précises.
Un contrat important, encore peu chiffré
Robot.com présente ses machines comme déjà actives dans dix pays sur cinq continents. Son site cite Sodexo, Grubhub et Aramark parmi les utilisateurs du R-Kiwi. Le groupe développe aussi un robot logistique plus grand et un humanoïde destiné à des tâches comme la préparation en cuisine, l’emballage ou le pliage du linge.
L’accord Sodexo reste néanmoins centré sur une application mûre : déplacer de petites charges sur des parcours connus. Sa portée se jugera sur le nombre de campus ouverts, la disponibilité réelle des robots et le coût par livraison. La durée de sept ans offre aux partenaires le temps nécessaire pour industrialiser le service, mais elle augmente aussi l’exigence de maintenance et de renouvellement des machines.
Sources : The Robot Report, qui a interrogé le directeur général de Robot.com, et site officiel de Robot.com.
