
Vingt-quatre robots Carter vont rejoindre les équipes d’O’Neill Logistics cet automne. L’accord conclu le 28 juillet 2026 entre Robust.AI et ce prestataire logistique américain couvre deux sites de distribution, l’un au New Jersey et l’autre en Géorgie, avec une mise en service prévue au quatrième trimestre 2026.
Carter, un robot conçu pour travailler aux côtés des humains
Contrairement aux systèmes automatisés qui nécessitent de reconfigurer entièrement un entrepôt, le Carter de Robust.AI s’intègre dans les opérations existantes sans investissement d’infrastructure fixe. Le robot mobile collaboratif gère trois grandes fonctions : le picking guidé par système, le tri mobile et le transport de point à point. Son logiciel s’adapte aux flux de chaque site, ce qui permet à un opérateur logistique de déployer rapidement une flotte légère sans arrêter ses activités.
O’Neill Logistics opère près de deux millions de pieds carrés de surface de distribution sur la côte Est et en Californie. L’accord porte sur deux sites en particulier. Celui de Monroe, dans le New Jersey, gère à la fois du commerce de détail et des livraisons directes aux consommateurs. Le campus de Savannah, en Géorgie, s’étend sur un million de pieds carrés et a été lancé en 2023 pour absorber la croissance des commandes d’O’Neill. C’est sur ces deux plateformes que les 24 Carter prendront en charge les tâches répétitives de manutention.
Automatiser sans complexifier
Stephen Reilly, directeur de l’ingénierie industrielle chez O’Neill Logistics, résume l’enjeu : l’entreprise cherchait une automatisation capable de rendre ses équipes plus productives sans ajouter de complexité au sol. Le modèle RaaS (Robot-as-a-Service) de Robust.AI répond à cet objectif en proposant une tarification à la performance plutôt qu’un achat d’équipement lourd.
Concrètement, Carter réduit les déplacements inutiles des préparateurs de commandes en acheminant les produits directement aux postes de travail. Les opérateurs humains se concentrent sur la sélection et le contrôle qualité, tandis que le robot gère les allers-retours entre les zones de stockage et les postes d’expédition.
Une logistique qui cherche à tenir la cadence
O’Neill Logistics fait partie de ces 3PL (prestataires logistiques tiers) qui doivent gérer simultanément des pics de commandes imprévisibles et une pression sur les délais de livraison. La flexibilité du Carter lui permet de redimensionner rapidement la flotte selon les volumes, sans modifier les installations physiques du centre de distribution.
Anthony Jules, cofondateur et PDG de Robust.AI, insiste sur la philosophie du produit : « nous construisons une automatisation qui fonctionne pour les personnes, pas seulement autour d’elles. » O’Neill Logistics table sur une montée en puissance progressive à mesure que ses deux sites confirment les gains de productivité attendus.
La mise en service au T4 2026 arrive à un moment de tension sur le marché de la main-d’oeuvre logistique américain. Les entreprises de fulfillment cherchent à maintenir leurs capacités de livraison malgré des difficultés de recrutement persistantes dans certaines régions. Le déploiement de Carter chez O’Neill illustre une tendance de fond : la robotisation de la logistique de détail ne se fait plus uniquement chez les géants comme Amazon, mais aussi chez les acteurs régionaux de taille intermédiaire.
