Intelligence Artificielle

Tesla Digital Optimus : l’agent IA jumeau numérique d’Optimus qui pilote des ordinateurs

Par La Rédaction ⏱ 3 min de lecture

Tesla travaille en parallèle sur deux Optimus. Le premier est physique : un robot humanoïde en production depuis 2025. Le second est numérique : un agent IA baptisé « Digital Optimus », capable d’effectuer des tâches sur ordinateur de façon autonome. C’est Business Insider qui a révélé le projet le 11 mars dans une enquête exclusive.

Quelques heures après la publication, Elon Musk est intervenu directement sur X pour clarifier la situation :

Grok comme cerveau, Digital Optimus comme exécutant

Selon Musk, Grok joue le rôle de « conducteur principal » : il navigue, comprend le contexte global et dirige. Digital Optimus, lui, traite les 5 dernières secondes d’activité pour exécuter des actions concrètes : naviguer dans des interfaces, générer du code, prendre des décisions en temps réel.

Une offre d’emploi publiée par Tesla en février confirme le projet. L’entreprise cherchait un ingénieur IA pour développer un « computer use agent » capable d' »interaction logicielle autonome, génération de code et prise de décision en temps réel ». Le même profil que ce que xAI construisait avec Macrohard, mais sous bannière Tesla.

Macrohard en difficulté

Macrohard, lancé par Musk en août 2025, visait à « simuler entièrement » une entreprise de logiciel comme Microsoft avec de l’IA. En pratique, ça a été compliqué. Deux dirigeants ont quitté xAI en février 2026. Toby Pohlen, cofondateur de xAI, a pris le relais lors d’une réunion plénière. Il a démissionné 16 jours plus tard. Selon des sources internes citées par Business Insider, plusieurs dizaines d’ingénieurs ont quitté l’équipe ou changé de poste au cours du dernier mois.

En réponse, une partie du travail et de la capacité de calcul de Macrohard a été transférée à l’équipe Autopilot de Tesla, qui développe justement Digital Optimus.

Une logique de duplication

Le choix du nom « Digital Optimus » n’est pas anodin. En le baptisant ainsi, Tesla établit une ligne directe avec son robot physique. L’idée implicite : une même intelligence, deux corps. L’un de métal et d’actionneurs, l’autre de code et de modèles de langage.

Ce projet s’inscrit dans une tendance de fond : plusieurs entreprises construisent des « jumeaux numériques » de leurs robots pour accélérer l’entraînement et réduire les coûts de déploiement. Tesla va plus loin en voulant que son jumeau numérique soit aussi un agent autonome capable d’agir seul dans des environnements informatiques réels.

La question reste ouverte : Digital Optimus est-il un produit commercial ou un outil interne ? Pour l’instant, Tesla ne communique pas sur le calendrier de déploiement.