TianGong abaisse les records robotiques du 400 et du 1 500 mètres

Illustration de robots humanoïdes courant sur une piste d’athlétisme
Illustration éditoriale d’une course de robots humanoïdes, distincte des images de l’événement.

L’humanoïde TianGong a remporté le 400 mètres en 38,15 secondes et le 1 500 mètres en 2 min 21,64 s aux Jeux mondiaux des robots humanoïdes de Pékin. Ces résultats améliorent nettement les chronos montrés lors de l’édition précédente, mais ils ne doivent pas être confondus avec des records sportifs humains homologués.

La course de 400 mètres a opposé TianGong, développé par le Beijing Humanoid Robot Innovation Center, à plusieurs machines concurrentes, dont les robots Lightning de l’équipe Honor. Les images de l’épreuve montrent des humanoïdes progressant sans accompagnateur à leurs côtés sur la piste, avec des écarts importants entre les concurrents.

Deux distances, deux jalons techniques

Sur 400 mètres, TianGong a franchi la ligne en 38,15 secondes. L’agence Xinhua présente ce temps comme un nouveau record pour un robot humanoïde. Le 1 500 mètres a été bouclé en 2 min 21,64 s, là encore devant Honor. À titre de comparaison interne à la robotique, le Unitree H1 avait gagné le 1 500 mètres de l’édition précédente en 6 min 34,40 s, selon les résultats relayés depuis Pékin.

Comparer directement ces chronos à ceux des athlètes humains serait trompeur. Les morphologies, les règles de départ, les critères d’homologation et les contraintes de la compétition robotique diffèrent de l’athlétisme. L’information importante réside plutôt dans la tenue de l’allure, l’équilibre en virage et la capacité à terminer une distance longue sans chute ni intervention.

La course teste le contrôle sous contrainte

Un sprint met à l’épreuve la puissance des actionneurs, la fréquence des pas et la stabilisation du torse. Le 1 500 mètres ajoute l’endurance mécanique et thermique : moteurs, réducteurs, batterie et calcul embarqué doivent fonctionner pendant plusieurs minutes, tout en corrigeant continuellement la trajectoire.

Ces épreuves restent très éloignées d’un poste en usine ou d’un service au public. Elles isolent cependant des briques utiles à d’autres applications. Un robot qui récupère rapidement un déséquilibre et maintient sa vitesse dispose d’une meilleure base pour se déplacer dans un environnement dynamique, sous réserve d’ajouter perception, sécurité et manipulation.

Des données encore incomplètes

Les publications disponibles ne détaillent pas la consommation énergétique, la température des actionneurs, le nombre de tentatives ni la fréquence des interventions avant la finale. Elles ne donnent pas non plus un tableau technique complet des machines engagées. Ces éléments seraient nécessaires pour distinguer une pointe de performance d’un progrès reproductible.

Les records de TianGong constituent donc un signal tangible sur la progression de la locomotion humanoïde, pas une preuve de maturité commerciale. Le prochain test pertinent sera la répétition de ces performances sur plusieurs manches, puis leur transfert vers des tâches où le robot doit simultanément percevoir, décider, transporter et travailler en sécurité près des humains.

Sources : Xinhua et images de la course de 1 500 mètres, 23 et 24 août 2026.

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