Yaskawa lance le cobot MOTOMAN-HC12 de 12 kg

Cobot industriel Yaskawa MOTOMAN-HC12 de 12 kg
Le MOTOMAN-HC12 offre une charge utile de 12 kg et une portée de 1 410 mm.

Yaskawa ajoute à sa gamme collaborative le MOTOMAN-HC12, un bras robotique capable de porter 12 kg sur une portée de 1 410 mm. Le constructeur japonais met en avant de nouveaux capteurs de couple, un encombrement réduit et un câblage intégré pour accélérer son installation dans les ateliers.

Le communiqué publié par Yaskawa le 14 septembre 2026 présente le HC12 comme le successeur du MOTOMAN-HC10DTP. Le nouveau cobot vise notamment la palettisation, le vissage, le soudage à l’arc et l’inspection. Son prix n’est pas communiqué. Yaskawa indique que sa commercialisation a commencé le 31 août.

De nouveaux capteurs de couple pour mieux détecter les contacts

Le principal changement concerne les capteurs de couple conçus par Yaskawa. Ils doivent améliorer la détection des collisions et la réaction du robot lorsqu’un contact survient. Le fabricant affirme que cette évolution permet d’augmenter la vitesse dans les espaces collaboratifs tout en limitant les forces d’impact potentielles.

Cette promesse devra être traduite dans l’analyse de risques de chaque cellule. Un cobot ne rend pas automatiquement une application sûre : la charge transportée, l’outil, la vitesse, les distances et l’environnement de travail restent déterminants. Le HC12 propose aussi un guidage manuel destiné à simplifier l’apprentissage des trajectoires par l’opérateur.

Une embase plus compacte et des câbles logés dans le bras

Yaskawa annonce une embase de 170 mm de diamètre, contre 275 mm pour le HC10DTP. Le bras plus fin doit limiter les interférences avec les équipements voisins et faciliter l’accès à des espaces contraints. Cette réduction d’empreinte peut compter dans une ligne existante, où le manque de place freine souvent l’ajout d’une cellule robotisée.

Le constructeur intègre également les câbles applicatifs dans le bras, dont une liaison Ethernet Cat6A. Les connexions sont accessibles au poignet pour brancher un préhenseur ou un autre effecteur. Ce routage interne diminue les risques d’accrochage avec la cellule et réduit le travail nécessaire pour protéger les faisceaux externes.

Un positionnement entre flexibilité et productivité

Avec une charge utile de 12 kg, le HC12 se place au-dessus des petits cobots destinés aux pièces légères sans atteindre les capacités des modèles collaboratifs les plus lourds. Sa portée de 1 410 mm lui permet de couvrir un poste relativement large, tandis que son format compact cherche à préserver la flexibilité d’installation.

Yaskawa cible ainsi des opérations répétitives qui demandent à la fois une capacité de charge intermédiaire et une proximité possible avec les équipes. La valeur réelle du nouveau modèle dépendra toutefois de ses vitesses autorisées en situation, de la précision obtenue avec différents outils et de la simplicité d’intégration avec les contrôleurs et logiciels de l’usine.

Notre analyse

Le HC12 illustre une évolution pragmatique du marché des cobots. Les fabricants ne cherchent plus seulement à démontrer la collaboration homme-robot : ils travaillent désormais sur les détails qui déterminent le coût d’une cellule, comme l’encombrement, le passage des câbles et le temps d’apprentissage. Le choix de capteurs de couple développés en interne donne aussi à Yaskawa davantage de maîtrise sur la chaîne de sécurité et le comportement du bras.

Le gain annoncé ne pourra néanmoins être évalué qu’avec des données d’application et des retours d’intégrateurs. À ce stade, Yaskawa ne fournit ni tarif, ni chiffres comparatifs de cadence, ni cas client pour le HC12. Le lancement apporte donc un matériel mieux adapté aux contraintes d’atelier, mais pas encore une preuve chiffrée de productivité.

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