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Figure AI envoie ses humanoïdes dans l’entrepôt de JCPenney : premier contrat commercial avec le géant retail Catalyst Brands

Par La Rédaction ⏱ 3 min de lecture

Figure AI vient de décrocher un terrain de jeu grandeur nature. La start-up californienne a signé un accord commercial avec Catalyst Brands, la maison mère de JCPenney, Aéropostale, Brooks Brothers, Eddie Bauer, Lucky Brand et Nautica. Ses robots humanoïdes vont travailler dans la chaîne logistique du groupe, à commencer par le centre de distribution de Reno, dans le Nevada.

Robots humanoïdes Figure AI au travail dans un entrepôt de distribution Catalyst Brands à Reno
Illustration RoboActu

Des humanoïdes en coulisses, pas en rayon

Précision importante : ces robots ne vont pas accueillir les clients ni plier des jeans dans les allées. Du moins pas tout de suite. Ils sont affectés à l’entrepôt, sur des tâches de tri et d’emballage répétitives et physiquement éprouvantes. Concrètement, ils viendront épauler le système de tri Joey Pouch déjà installé à Reno, qui gère l’induction informatisée, le tri et le conditionnement des colis.

Le site de Reno n’est pas choisi au hasard. Catalyst Brands y a investi 40 millions de dollars de modernisation en 2024. L’entrepôt sert désormais de vitrine pour tester l’automatisation humanoïde dans un environnement de production réel, avec des cadences imposées par le commerce de détail.

Un signal fort pour le déploiement à grande échelle

« Cette collaboration avec Figure montre comment les technologies émergentes peuvent moderniser nos opérations tout en renforçant nos équipes », a déclaré Marc Rosen, PDG de Catalyst Brands. Selon lui, l’automatisation des tâches routinières doit permettre aux salariés de se concentrer sur des missions à plus forte valeur ajoutée. Le discours est rodé, mais il accompagne un mouvement bien réel : les emplois d’entrepôt restent des emplois, et c’est précisément pour cela que l’annonce fait parler.

Figure AI décrit ce contrat comme une étape vers le déploiement de robots humanoïdes à grande échelle. L’entreprise n’a toutefois pas communiqué le nombre exact de machines concernées ni le calendrier précis de montée en charge. Catalyst Brands, qui possède plusieurs grandes enseignes et exploite un vaste réseau de magasins, constitue justement le type de client capable de transformer un pilote en commande massive si les résultats suivent.

La course au contrat retail s’accélère

Figure n’est pas seul sur ce créneau. Le secteur logistique américain est devenu le principal champ de bataille des fabricants d’humanoïdes, d’Amazon et son nouveau Proteus jusqu’aux robots Atlas de Boston Dynamics que Hyundai entend déployer par milliers. La différence ici tient à la nature du client : un acteur du commerce de détail traditionnel, pas un pure player technologique. Si Figure prouve que ses robots tiennent les cadences d’un entrepôt textile et bagages, le message envoyé au reste du retail sera limpide. Reste à passer du test de Reno à un déploiement qui change vraiment l’équation économique d’une chaîne logistique.

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