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De Tesla à Paris : Rémi Cadène lance UMA et son humanoïde Northstar pour reconquérir l’industrie européenne

Par La Rédaction ⏱ 3 min de lecture

Un ancien ingénieur de Tesla Optimus a choisi Paris pour lancer sa propre startup de robotique humanoïde. Rémi Cadène, co-fondateur et PDG d’UMA (Universal Mechanical Assistant), a dévoilé le 7 juillet un premier prototype de son robot Northstar. Objectif : faire de l’Europe la première région à bénéficier d’un humanoïde conçu localement.

Prototype du robot humanoïde Northstar d'UMA, assemblé à Paris en neuf mois
Crédit : UMA Robots / Wall St Engine (X)

Un profil qui parle

Cadène n’est pas un inconnu dans l’univers de la robotique. De 2021 à 2024, il a travaillé chez Tesla au sein du groupe Autopilot, développant les systèmes d’IA qui alimentent à la fois la conduite semi-autonome et les premières versions d’Optimus. Il a ensuite rejoint Hugging Face, où il a piloté le développement de LeRobot, une bibliothèque open source de robotique qui a dépassé les 12 000 étoiles sur GitHub en moins d’un an et est devenue un outil de référence dans le domaine.

UMA est sortie de stealth en décembre 2025 avec une équipe fondatrice solide : Simon Alibert, ancien ingénieur Hugging Face et co-créateur de LeRobot, Pierre Sermanet, chercheur ex-Google DeepMind et NYU, et Rob Knight, concepteur du bras open source SO-100 très répandu dans la communauté maker. Le tout soutenu par les fonds Greycroft, Relentless et Unity Growth, avec comme investisseurs providentiels Yann LeCun, le PDG de Datadog Olivier Pomel et Thomas Wolf, co-fondateur de Hugging Face.

Northstar vise d’abord les usines

Le robot Northstar pèse 40 kg et a été entièrement conçu et assemblé à Paris. UMA le positionne en priorité pour les chaînes de fabrication, les entrepôts logistiques et, à terme, les foyers. Ce n’est pas encore un produit commercial : Cadène a indiqué qu’un programme pilote industriel est prévu d’ici la fin de l’année. Mais l’entreprise affirme avoir déjà engagé des discussions avec environ 50 clients potentiels.

Le pari géographique est délibéré. Là où des concurrents comme Figure ou Tesla visent d’abord les États-Unis, et Unitree la Chine, UMA mise sur l’Europe. Cadène souligne deux arguments : des coûts de main-d’oeuvre élevés et un tissu industriel vieillissant qui cherche des solutions d’automatisation. « La demande sera significative, compte tenu des tendances démographiques », a-t-il déclaré à Bloomberg.

Un contexte européen favorable

UMA n’est pas seule à jouer la carte européenne. La startup allemande Neura Robotics, le français Wandercraft ou encore l’espagnol Able Human Motion témoignent d’un écosystème continental en train de se structurer. Mais UMA bénéficie d’un avantage rare : un fondateur qui a travaillé des deux côtés de la frontière entre IA software (LeRobot, Hugging Face) et hardware robotique (Tesla Optimus). Cette double expertise est précisément ce qui manque souvent aux équipes purement hardware ou purement software.

Cadène et son équipe ont produit un premier prototype fonctionnel en neuf mois de travail. Le prochain cap sera un programme de validation chez un partenaire industriel d’ici la fin 2026. Si UMA tient ce calendrier, elle deviendra l’un des rares acteurs européens à avoir mis un humanoïde dans un environnement de production réel.

Sources : Electrek, The Next Web

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