Tesla achète le tapis de simulation Virtuix pour former et piloter ses robots Optimus à distance

Tapis Virtuix Omni One Enterprise teleoperant un robot humanoide Tesla Optimus en usine

Tesla a acheté son premier système Omni One Enterprise à Virtuix Holdings (NASDAQ : VTIX) pour sa division Optimus. L’annonce officielle, publiée ce 27 juillet 2026 via GlobeNewswire, marque une nouvelle étape dans la quête des fabricants d’humanoïdes pour former leurs robots via la téléopération humaine.

Tapis Virtuix Omni One Enterprise pour téléopération robot humanoïde Tesla Optimus
Illustration RoboActu

Un tapis pour piloter les robots à distance

L’Omni One Enterprise est un système de simulation full-body à tapis omnidirectionnel. L’utilisateur peut marcher, courir, s’accroupir et pivoter en 360 degrés dans un espace compact. Ses mouvements sont retransmis en temps réel à un environnement virtuel ou directement à un robot physique. Concrètement, une personne équipée du dispositif dans un laboratoire américain peut piloter un Optimus dans une usine à l’autre bout du pays.

Jan Goetgeluk, fondateur et PDG de Virtuix, commente : « Nous observons une expansion continue de la plateforme Omni One vers des applications enterprise. Cette polyvalence va bien au-delà de son marché grand public d’origine. »

Pourquoi Tesla en a besoin

La division Optimus de Tesla mise sur la téléopération pour constituer des bases de données de mouvements réels. L’approche fonctionne en deux temps : un humain effectue une tâche physique via le système, le robot l’imite et enregistre les données. Ces jeux de données alimentent ensuite les modèles d’IA embarquée d’Optimus, accélérant son apprentissage autonome.

Tesla prévoit un investissement en capital de plus de 25 milliards de dollars pour 2026, une partie substantielle étant dédiée à l’infrastructure IA pour Optimus et les Robotaxis. La production de masse d’Optimus est visée à horizon 2027.

Un pivot vers la robotique pour Virtuix

Avant Tesla, Virtuix avait déjà vendu ses systèmes à Meta, à la NASA et aux quatre principales branches de l’armée américaine. Ce qui était au départ un produit de divertissement gaming a progressivement conquis des marchés professionnels exigeants.

Le principe reste le même quel que soit le secteur : capturer des mouvements humains naturels dans un espace restreint. Pour la défense, cela simule des environnements de combat. Pour la NASA, des sorties extravéhiculaires. Pour Tesla, des tâches industrielles en usine.

L’enjeu de la téléopération dans la course aux humanoïdes

La téléopération reste l’un des outils les plus efficaces pour bootstrapper l’apprentissage des robots. Boston Dynamics, Figure AI, Apptronik utilisent toutes des variantes de cette approche. Chaque heure de téléopération produit des données de mouvement précieuses que les réseaux de neurones transforment ensuite en comportements autonomes.

Pour Tesla, qui cible une production annuelle de plusieurs milliers d’Optimus d’ici 2027, la qualité des données d’entraînement est un facteur compétitif central. L’achat du système Virtuix s’inscrit dans cette logique : apporter des données humaines riches, reproductibles et variées à grande échelle.

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