Menlo Research a ouvert les commandes directes de l’Asimov 1, son humanoïde open source destiné aux développeurs et aux laboratoires. Le kit complet est affiché à 20 000 dollars et demande plus de 100 heures d’assemblage selon le fabricant.
La machine mesure 1,2 mètre, pèse 35 kilogrammes et dispose de 25 degrés de liberté motorisés, auxquels s’ajoutent deux axes passifs. Elle est conçue comme une plateforme de recherche sur la locomotion, le contrôle du corps entier et les agents capables d’agir sur un robot réel.
Un humanoïde à monter et à modifier
L’Asimov 1 ne vise pas l’utilisateur qui cherche un robot prêt à travailler dès la livraison. L’acheteur reçoit un ensemble à assembler, puis doit installer et configurer les différentes couches matérielles et logicielles. Menlo Research présente cette contrainte comme un outil pédagogique : la construction doit permettre de comprendre les articulations, le câblage, la locomotion et la maintenance.
Le projet publie sa nomenclature, ses fichiers de conception, ses cartes électroniques, son câblage et un environnement de simulation. Les équipes peuvent donc modifier la structure, remplacer une pièce ou adapter le robot à un protocole expérimental. Une version numérique accessible dans le navigateur permet aussi d’explorer la plateforme avant l’achat.
20 000 dollars, mais sans mains
Le tarif reste élevé pour un particulier, mais se situe sous celui de nombreuses plateformes humanoïdes de laboratoire. Menlo Research estime qu’un approvisionnement individuel des composants coûterait environ 11 000 dollars de plus, grâce aux achats groupés réalisés pour le kit.
Le prix final peut varier selon le transport et les droits de douane. Surtout, l’Asimov 1 n’inclut pas de mains. Cette absence limite les travaux de manipulation dès la sortie du carton, mais laisse aux équipes le choix d’intégrer leurs propres effecteurs.
Une plateforme de recherche, pas un robot généraliste
L’ouverture des commandes rend le matériel plus accessible, sans effacer les exigences de sécurité et d’ingénierie. Un humanoïde de 35 kilogrammes doit être testé dans un espace contrôlé, avec des procédures d’arrêt et une surveillance adaptées.
La proposition d’Asimov repose moins sur une performance spectaculaire que sur la transparence. Pour un laboratoire, l’intérêt est de pouvoir inspecter chaque couche, réparer rapidement une panne et exécuter ses propres modèles. La valeur réelle dépendra maintenant de la qualité de la documentation, de la disponibilité des pièces et de la communauté qui se formera autour de la plateforme.
Sources : annonce officielle d’Asimov et page produit de Menlo Research.

