Faraday Future affirme avoir obtenu la première commande commerciale payante de RoboShare, son service de location de robots. Le contrat porte sur une durée d’un an, mais l’entreprise n’a communiqué ni le montant ni l’identité du client.
L’annonce a été faite à l’issue de la conférence « Built in USA » organisée le 26 août à Los Angeles. Le constructeur a également ouvert un recrutement national de partenaires chargés de distribuer et d’exploiter ses solutions robotiques aux États-Unis.
Voir l’annonce officielle de Faraday Future sur la première commande RoboShare
Passer de la vente à la location
RoboShare est présenté par AIxC, l’activité robotique liée à Faraday Future, comme un moyen d’utiliser un robot sans l’acheter. La première opération annoncée prend la forme d’une location annuelle. Ce modèle doit permettre au fournisseur de générer des revenus récurrents, tandis que le client évite une dépense initiale élevée.
Faraday Future associe ce service à son « PAR Revenue Flywheel », un dispositif commercial destiné à partager les revenus avec des partenaires locaux. Les détails contractuels restent limités : le groupe n’indique pas quel robot sera loué, où il travaillera, quelles tâches il effectuera ni quel niveau de disponibilité est garanti.
Ces absences empêchent encore d’évaluer la portée du contrat. Une commande payante constitue un signal plus concret qu’une démonstration, mais elle ne prouve pas à elle seule que le service peut être reproduit à grande échelle ou exploité avec une marge positive.
Un réseau américain encore à construire
La conférence a aussi servi à lancer une initiative industrielle « EAI Robotics Made in USA ». Faraday Future veut agréger des technologies, des produits et des fournisseurs internationaux autour d’activités de recherche, d’assemblage et de commercialisation aux États-Unis. L’entreprise recrute désormais des partenaires en aval sur l’ensemble du pays.
Elle a en parallèle présenté des projets d’appareils baptisés Next Futurist et Next Aegis, ainsi qu’une première version de sa solution destinée à l’éducation. Ces annonces élargissent le catalogue, mais restent pour l’instant moins vérifiables que la commande RoboShare. Les caractéristiques, prix et volumes de production ne sont pas encore détaillés.
Le test sera opérationnel
La location de robots se développe déjà dans l’industrie sous la forme de Robotics as a Service. Elle peut inclure le matériel, le logiciel, la maintenance et parfois une facturation indexée sur la production. Pour être crédible, RoboShare devra préciser qui assure l’installation, la téléopération éventuelle, les réparations et la responsabilité en cas d’arrêt.
Faraday Future possède une marque connue dans l’automobile électrique, mais son activité robotique est récente et ses communications accumulent de nombreux projets. La première location annoncée apporte donc un point de départ commercial, pas encore une validation industrielle. Les prochains éléments déterminants seront le nom du client, le robot concerné, la mise en service effective et les résultats du contrat après plusieurs mois.
Sources : annonce officielle de la commande RoboShare, présentation officielle de la conférence Built in USA.
