Pudu Robotics présente pour la première fois en Europe son D7, un robot semi-humanoïde conçu pour interagir avec des personnes et manipuler des objets. Le constructeur chinois profite de l’IFA 2026 à Berlin pour montrer le robot en public, aux côtés de plateformes de service, de nettoyage et de logistique déjà commercialisées.
Le D7 occupe le centre de cette présentation européenne. Sur le stand de Pudu, il peut prendre des photos avec les visiteurs, réaliser un autoportrait depuis sa propre caméra, former un cœur avec ses mains et saisir un objet à la demande. Ces démonstrations restent simples, mais elles combinent perception, interaction et manipulation dans un espace fréquenté par le public.
Un robot semi-humanoïde pour les tâches physiques
Pudu décrit le D7 comme une plateforme destinée aux tâches physiques dans des environnements réels. Sa forme semi-humanoïde privilégie le haut du corps et la manipulation, sans chercher à reproduire entièrement la marche humaine. Cette architecture peut réduire la complexité mécanique lorsque la mission exige surtout de se déplacer sur un sol régulier, de dialoguer et d’utiliser ses bras.
Le constructeur ne communique toutefois ni prix, ni date de livraison européenne, ni autonomie opérationnelle dans son annonce. La démonstration à l’IFA établit donc une présence commerciale et technique en Europe, mais pas encore un déploiement chez un client. La durée des missions, la sécurité au contact du public et la fiabilité de la préhension restent à mesurer hors d’un salon.
Le D7 a aussi été distingué comme finaliste des IFA Innovation Awards dans la catégorie consacrée aux technologies émergentes. Cette reconnaissance accompagne son exposition, sans constituer une validation indépendante de ses performances.
Du D5-W au transport industriel de 600 kg
Pudu expose également le D5-W, un robot quadrupède présenté sur des escaliers, du gravier et du sable. La société vise des usages de transport autonome ou de patrouille dans les entrepôts, tunnels et sites miniers, là où les roues rencontrent davantage d’obstacles.
Le reste du stand permet de comparer ces robots incarnés avec des machines plus spécialisées. Le BellaBot Pro transporte des commandes dans la restauration et l’hôtellerie. Les CC1 Pro et MT1 Max ciblent le nettoyage commercial. Le T600 est prévu pour déplacer jusqu’à 600 kg dans les usines et les entrepôts.
Pudu affirme avoir expédié plus de 130 000 robots dans plus de 85 pays et régions. La gamme CC1 aurait, à elle seule, dépassé 20 000 unités. Ces chiffres proviennent du fabricant, mais ils donnent au D7 un contexte différent de celui d’un prototype isolé : la société dispose déjà de canaux de vente et de maintenance pour des robots spécialisés.
Le passage à l’Europe reste à concrétiser
L’enjeu sera désormais de relier les gestes de démonstration du D7 à des tâches répétables et utiles. Les robots spécialisés de Pudu sont optimisés pour un flux précis, comme livrer un plateau ou nettoyer un sol. Un robot semi-humanoïde promet davantage de polyvalence, mais doit prouver qu’il peut la fournir sans dégrader le coût, la vitesse ou la disponibilité.
L’IFA se tient du 4 au 8 septembre à Berlin. Pudu y présente son portefeuille complet et peut tester directement la réaction de clients européens. Les premières commandes, les secteurs ciblés et les conditions de support permettront de juger si cette première apparition ouvre réellement une phase de commercialisation du D7 en Europe.
Sources : communiqué de Pudu Robotics et site officiel du constructeur.

