Galbot présente à l’IFA 2026 son G1, un robot mobile à deux bras conçu pour la préparation de commandes en magasin et en pharmacie. À Berlin, la démonstration consiste à repérer un produit, se déplacer entre les rayons, le saisir puis le remettre à un visiteur sans opérateur visible dans la boucle.
Le G1 n’est pas un humanoïde bipède. Il associe un torse de taille humaine à une base omnidirectionnelle sur roues. Ce choix limite les difficultés d’équilibre et réduit la consommation d’énergie sur les sols plats des commerces, des pharmacies et des usines.
Un poste complet annoncé sur une charge
Galbot annonce jusqu’à dix heures d’autonomie. Le robot mesure environ 1,73 mètre et dispose de deux bras à sept degrés de liberté, terminés par des mains à douze degrés de liberté. Chaque bras peut porter jusqu’à 5 kilogrammes. Le torse extensible doit lui permettre d’atteindre des étagères placées jusqu’à 2,40 mètres.
La perception repose sur plusieurs caméras, des capteurs de profondeur, un lidar et des capteurs d’effort. Cette combinaison sert à localiser les objets, éviter les personnes et contrôler la prise de produits aux formes variées.
La société indique que ses robots sont déjà utilisés dans plus de 170 points de vente autonomes répartis dans plus de 40 villes. Elle cite aussi une pharmacie de Pékin où le système manipule un catalogue d’environ 5 000 références. Le taux de réussite annoncé pour les prélèvements atteint 99,5 %, sans audit indépendant public détaillé à ce jour.
Des modèles spécialisés pour saisir et se déplacer
Le logiciel du G1 répartit les tâches entre plusieurs modèles vision-langage-action. GraspVLA traite la manipulation, GroceryVLA enchaîne les opérations de commerce et TrackVLA gère la navigation et le suivi d’une cible. Ces modèles transforment des images, une instruction et l’état du robot en commandes de mouvement.
Galbot entraîne une partie de ces comportements en simulation, puis les transfère sur les machines physiques. L’objectif est de limiter la programmation objet par objet lorsque l’emballage ou l’organisation d’un rayon change. La société affirme pouvoir installer un robot dans un nouveau commerce en une journée.
L’IFA met les déploiements à l’épreuve du public
La démonstration berlinoise ne constitue pas à elle seule une validation industrielle. Elle permet toutefois d’observer un robot commercial dans un espace fréquenté, avec des personnes et des objets qui ne restent pas parfaitement immobiles. C’est un test plus utile qu’une chorégraphie préparée lorsque la cible est la logistique de détail.
Les acheteurs devront encore évaluer la disponibilité réelle, la maintenance, la cybersécurité et le coût total par commande. Un taux de préhension élevé ne suffit pas si les arrêts, les changements de rayon ou les interventions humaines restent fréquents.
Notre analyse
Galbot privilégie une architecture pragmatique : des roues pour la mobilité continue et des bras pour agir dans des espaces conçus pour l’humain. Le nombre de magasins revendiqué donne au G1 une avance en expérience de terrain, mais les performances restent principalement documentées par le constructeur. L’étape suivante sera une mesure indépendante des erreurs, du temps d’arrêt et de la productivité sur un poste complet.

