Asimov 1 ouvre son humanoïde aux développeurs

Humanoïde Asimov 1 présenté par Menlo Research
Asimov 1 est proposé assemblé ou sous forme de kit documenté.

Menlo Research ouvre Asimov 1 aux développeurs avec un matériel documenté, une nomenclature publiée et une pile logicielle destinée à la programmation comme à l’entraînement. L’humanoïde de 1,20 m peut être acheté assemblé ou construit à partir d’un kit.

La société présente sa machine comme une réponse aux plateformes fermées dont les utilisateurs ne contrôlent ni les pièces ni l’ensemble du logiciel. Asimov 1 vise les laboratoires, les équipes de robotique et les développeurs qui veulent modifier le corps, remplacer des composants ou entraîner leurs propres politiques de locomotion.

Un humanoïde de 35 kg à construire ou modifier

Asimov 1 mesure 1,20 m et pèse 35 kg. Menlo annonce une capacité nominale de 5 kg par bras, avec un pic à 15 kg. Ces chiffres décrivent les limites indiquées par le constructeur, pas encore une certification indépendante ni une endurance mesurée sur une tâche industrielle.

Le site du produit publie la nomenclature des composants et un manuel d’assemblage. Le châssis peut donc être entretenu sans dépendre exclusivement d’un service propriétaire. Des partenaires aux États-Unis et à Singapour doivent proposer l’assemblage et la maintenance, tandis que Menlo indique pouvoir expédier la plateforme à l’international.

Le terme « open source » couvre ici plusieurs couches : matériel documenté, fichiers de conception, environnement de simulation et outils logiciels. Cette ouverture doit néanmoins être évaluée fichier par fichier, en vérifiant les licences et la disponibilité réelle des éléments nécessaires pour reproduire la machine.

Des outils pour passer de la simulation au robot

La documentation officielle détaille la conception du système, l’assemblage, le contrôle de la locomotion et l’API du robot. Elle propose aussi un Asimov numérique utilisable dans un navigateur, sans posséder le matériel, ainsi qu’un parcours consacré à l’apprentissage par renforcement et au transfert de la simulation vers le robot réel.

Cette continuité est importante pour une plateforme de recherche. Une équipe peut tester une commande ou une politique de locomotion dans un environnement virtuel, puis préparer son déploiement sur le matériel. Menlo promet également l’accès aux caméras, aux microphones, aux haut-parleurs et aux états articulaires via ses interfaces de programmation.

Une ouverture à confirmer par l’écosystème

Une plateforme modifiable peut réduire le temps passé à reconstruire un bipède avant de commencer une expérience. Elle peut aussi rendre les résultats plus comparables si plusieurs laboratoires utilisent la même base matérielle et publient leurs modifications.

Le principal test sera désormais l’adoption. Les documents disponibles montrent un effort de transparence, mais ils ne renseignent pas encore sur la taille du parc installé, le prix total d’un système opérationnel, la disponibilité des pièces sur la durée ou le taux de panne. Pour un robot de recherche, ces données comptent autant que les performances démontrées.

Notre analyse

Asimov 1 se différencie moins par une figure spectaculaire que par la possibilité annoncée de contrôler la chaîne complète. C’est un argument crédible face aux humanoïdes livrés comme des boîtes noires, surtout pour les équipes qui veulent modifier les actionneurs, la perception ou les contrôleurs.

Cette promesse devra cependant être mesurée par la qualité des licences, des schémas et du support communautaire. L’ouverture devient vraiment utile lorsque la reproduction d’une expérience ne dépend ni d’un accès privé au constructeur ni d’un composant impossible à remplacer.

Sources : annonce officielle d’Asimov, page produit de Menlo Research et documentation officielle.

Fiches Robodex citées

Le briefing RoboActu

L’essentiel de la robotique, une fois par semaine.

Une sélection courte des annonces, usages et robots à suivre.

Continuer sur ce sujet

Comparer les robots