Quasi Robotics ajoute une station de recharge sans contact à trois variantes de son robot mobile autonome Model C2. Annoncée le 27 octobre 2026, l’option permet au robot de rejoindre seul sa base et de reprendre ses missions après la recharge, sans branchement manuel.
Le système est proposé pour les Model C2 Large, PartPorter et Heavy, trois robots destinés au transport de bacs, de panneaux ou de charges industrielles. Il n’est pas compatible avec les versions Mini et Standard. Quasi Robotics n’a pas communiqué de prix ni de calendrier de déploiement chez un client.
Une recharge de 300 W intégrée au planning du robot
La station utilise la technologie de recharge sans fil de WiBotic. Elle associe un émetteur TR-302 installé sur la base à un récepteur et un chargeur OC-301 embarqués sur le robot. La puissance annoncée atteint 300 W, avec un transfert à une fréquence nominale de 6,78 MHz.
Le départ vers la station peut être déclenché de trois façons : lorsque la batterie passe sous un seuil défini, selon un horaire programmé ou sur ordre du logiciel de gestion de flotte. Une fois la condition de charge atteinte, le Model C2 peut retourner à sa prochaine mission de transport.
Quasi Robotics présente cette fonction comme une manière d’exploiter les périodes creuses entre deux livraisons, les pauses d’équipe ou la nuit. Cette « recharge d’opportunité » vise surtout à réduire le temps pendant lequel un robot reste immobilisé faute d’avoir été branché.
Moins de contacts mécaniques à entretenir
La recharge repose sur deux bobines appairées et ne nécessite pas de contact électrique exposé. Pour un atelier, l’intérêt est double : aucun câble ne traverse la zone de circulation et les connecteurs ne s’usent pas à force de branchements. WiBotic indique aussi que son réglage adaptatif tolère une variation de position entre les antennes, un point important pour un robot qui vient se garer automatiquement.
La station mesure 580 × 430 × 550 mm et pèse 3,5 kg. Elle accepte une alimentation de 100 à 230 V. Les boîtiers standards de l’émetteur et du chargeur embarqué sont classés IP20, ce qui réserve cette configuration à un usage intérieur.
Une option pratique, mais pas une autonomie énergétique totale
Les 300 W correspondent à la puissance maximale du matériel. La puissance réellement transmise et le temps de recharge dépendent du modèle, de la batterie, de son niveau de charge et de l’alignement. Le constructeur ne promet donc pas un temps de recharge identique pour tous les Model C2.
Cette annonce illustre un enjeu moins spectaculaire que la navigation autonome, mais décisif pour les flottes de robots mobiles : la gestion quotidienne de l’énergie. Un robot capable de planifier sa recharge demande moins d’interventions, à condition que les stations soient bien réparties et que le logiciel arbitre correctement entre disponibilité et charge.
Quasi Robotics précise enfin que les références réglementaires publiées concernent les composants WiBotic. Elles ne valent pas automatiquement certification de l’ensemble de la station dans chaque pays. Les exploitants devront donc vérifier la configuration exacte et les documents de conformité avant installation.
Sources : fiche produit Quasi Robotics, communiqué du 27 octobre 2026 et documentation WiBotic.
