La startup allemande Neura Robotics vient de boucler un tour de table d’environ un milliard d’euros. Parmi les investisseurs : Amazon, le cheikh Hamad bin Jassim bin Jaber Al Thani, membre milliardaire de la famille royale du Qatar, et Tether Holdings, l’emetteur du stablecoin USDT qui a mene le tour. La valorisation de l’entreprise atteint desormais 4 milliards d’euros.

Qui est Neura Robotics ?
Fondee en 2019 a Metzingen, en Allemagne, Neura Robotics se specialise dans les robots cognitifs. Son produit phare, le MAiRA (Multi-purpose AI Robot Assistant), est un bras robotique collaboratif dote d’une IA embarquee qui lui permet d’apprendre de nouvelles taches en quelques heures, contre plusieurs semaines pour les systemes classiques.
En janvier 2026, Neura avait deja annonce un partenariat strategique avec Bosch pour developper et industrialiser des robots humanoïdes a grande echelle. L’ajout d’Amazon et d’un investisseur du Golfe dans le tour actuel donne une dimension internationale beaucoup plus large a la strategie de l’entreprise.
Pourquoi Amazon et le Qatar s’y interessent
Amazon gere plus d’un million de robots dans ses entrepots, quasi exclusivement des machines specialisees non humanoïdes. Son investissement dans Neura Robotics signale un interet croissant pour des robots plus flexibles, capables de traiter des taches variees sans etre reprogrammes a chaque fois.
Du cote qatari, le cheikh Hamad bin Jassim Al Thani est connu pour ses investissements dans des secteurs technologiques a fort potentiel. Lui et d’autres fonds du Golfe montrent un appetit croissant pour la robotique europeenne, dans le cadre d’une diversification de leurs economies au-dela du petrole.
Tether, en tant que lead investor, marque egalement une premiere : un emetteur de cryptomonnaie stable qui investit massivement dans la robotique physique, cherchant a convertir ses revenus financiers en actifs dans l’economie reelle.
La course europeenne aux humanoïdes
Avec ce milliard, Neura Robotics se positionne comme l’un des acteurs europeens les mieux finances dans la course aux robots humanoïdes cognitifs. L’entreprise devrait utiliser ces fonds pour accelerer la production de ses robots 4ME, un humanoïde complet, et pour etendre ses partenariats industriels au-dela de Bosch.
En clair, la robotique europeenne n’est plus seulement un marche de niche. Elle attire des capitaux globaux, des geants du e-commerce et des fonds souverains du Moyen-Orient. Le segment des robots capables d’apprendre et d’agir dans des environnements complexes est devenu une priorite d’investissement mondiale.