L’humanoïde AGIBOT A3 échange des balles avec la championne Ding Ning

Illustration d’un robot humanoïde jouant au tennis de table face à une sportive
Illustration éditoriale de la démonstration de tennis de table d’un robot humanoïde.

L’humanoïde AGIBOT A3 a échangé des balles avec Ding Ning, championne olympique de tennis de table, pendant la cérémonie d’ouverture des World Humanoid Robot Games à Pékin. La démonstration, publiée le 23 août par le compte européen du constructeur, montre le robot suivre la trajectoire de la balle et la renvoyer face à une joueuse de très haut niveau.

AGIBOT présente cette séquence comme un passage de la performance coordonnée à l’interaction autonome. La vidéo officielle permet de voir l’A3 tenir une raquette et répondre à plusieurs frappes de Ding Ning. Le constructeur affirme que son système lit la balle, suit sa trajectoire puis prépare le retour.

Un test exigeant pour la perception et le contrôle

Le tennis de table concentre plusieurs difficultés importantes pour un robot humanoïde. La balle est petite, rapide et peut changer brutalement de direction. La machine doit donc associer perception visuelle, estimation de trajectoire, placement du bras et orientation de la raquette dans un délai très court.

La présence de Ding Ning renforce l’intérêt de la démonstration, sans pour autant en faire un match sportif comparable à une compétition humaine. L’ancienne numéro un mondiale, championne olympique en simple en 2016, peut envoyer des balles précises et répétables. Pour AGIBOT, ce cadre offre une vitrine claire des capacités de coordination de l’A3.

Le constructeur décrit l’A3 comme un humanoïde conçu notamment pour la scène et les interactions avec le public. Cette orientation le distingue des modèles de la marque destinés en priorité à la manutention ou aux tâches industrielles. Le tennis de table met ici en valeur la fluidité des gestes et la capacité à réagir à une personne.

Une démonstration, pas encore une mesure industrielle

La séquence ne fournit toutefois aucun taux de réussite, aucune vitesse de balle ni aucun détail sur la durée des échanges. Elle ne précise pas non plus la part exacte d’autonomie, les éventuelles zones de jeu prédéfinies ou le nombre de tentatives nécessaires. Ces informations seraient indispensables pour comparer le système à d’autres robots joueurs de tennis de table.

Le résultat reste significatif comme démonstration physique. Il montre que l’A3 peut coordonner vision et mouvement dans une interaction dynamique, au-delà d’une chorégraphie entièrement répétée. Les progrès les plus utiles devront maintenant être évalués sur des séries longues, avec des balles variées et des conditions moins contrôlées.

Les World Humanoid Robot Games réunissent à Pékin des épreuves sportives et des scénarios de travail. Ces rencontres donnent aux constructeurs un terrain visible pour tester leurs machines, mais elles doivent être lues comme des bancs d’essai publics. Pour l’A3, la prochaine étape sera de démontrer que cette réactivité reste stable lorsqu’un échange s’accélère ou sort de la zone attendue.

Source : publication officielle d’AGIBOT Europe, 23 août 2026.

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