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Boston Dynamics : Atlas montre des signes d’intelligence générale et apprend en une journée ce qui prenait des semaines

Par La Rédaction ⏱ 3 min de lecture

Le robot Atlas de Boston Dynamics se rapproche du niveau d’autonomie nécessaire pour travailler en usine. C’est la conclusion d’un rapport de la banque KB Securities, qui s’appuie sur les dernières démonstrations publiées par la filiale robotique du groupe Hyundai.

Robot humanoide Atlas de Boston Dynamics en usine
Illustration RoboActu

Des gestes qui ne sont plus préprogrammés

L’analyste Kang Sung-jin estime que ces démonstrations marquent une avancée notable vers ce que l’industrie appelle l’intelligence générale d’un robot. Concrètement, la capacité à s’adapter à un environnement inconnu et à enchaîner un large éventail de tâches sans suivre un script écrit à l’avance.

Les vidéos récentes d’Atlas illustrent ce progrès. Sur l’une d’elles, le robot déplace un réfrigérateur en coordonnant les mouvements de tout son corps. Sur une autre, il exécute des coups de pied dynamiques qui exigent équilibre, agilité et un contrôle moteur précis. Ces séquences montrent un robot qui gère son propre poids et réagit aux contraintes physiques en temps réel.

Un million d’heures d’entraînement par jour

Le vrai changement se joue dans la méthode d’apprentissage. D’après le rapport, Boston Dynamics peut lancer en une seule journée des simulations équivalentes à des millions d’heures d’entraînement. Les comportements appris dans ces mondes virtuels sont ensuite transférés sur un Atlas physique en une heure environ.

Ce raccourci change la donne. Là où il fallait des semaines pour valider une nouvelle compétence sur le terrain, l’entreprise peut désormais itérer en continu. Résultat : le rythme de déploiement de nouvelles capacités s’accélère nettement.

DeepMind et Nvidia en renfort

Ces résultats ne viennent pas de nulle part. Le rapport crédite deux partenariats stratégiques. Google DeepMind apporte son expertise en intelligence artificielle et en systèmes d’apprentissage. Nvidia fournit la puissance de calcul nécessaire pour faire tourner ces simulations à grande échelle.

Pour Hyundai, l’enjeu est de positionner Boston Dynamics parmi les favoris d’un marché en pleine formation. L’entreprise américaine vise déjà la production de masse, avec un objectif de plusieurs dizaines de milliers d’Atlas par an d’ici la fin de la décennie. La question n’est plus de savoir si Atlas saura bouger, mais s’il saura le faire de façon assez fiable et rentable pour gagner sa place sur une vraie ligne d’usine.

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