Google permet désormais aux abonnés Google AI Pro et Ultra d’accéder à leurs sessions Antigravity actives depuis un navigateur moderne ou un appareil mobile compatible. L’objectif est de surveiller et piloter à distance les tâches longues confiées à ses agents de développement.
L’annonce officielle, publiée vendredi 21 août, cite les appareils iOS et Android. Un développeur peut ainsi lancer une session sur son poste de travail, quitter son bureau puis consulter son avancement depuis un autre écran. Google ne présente pas cette fonction comme une exécution locale sur le téléphone : il s’agit d’un accès distant à une session déjà active.
Run and manage your Antigravity sessions remotely. Starting today, Google AI Pro and Ultra subscribers can access active sessions and drive their agents from any modern supported browser or mobile device across iOS and Android.
– Google for Developers (@googledevs) August 21, 2026
Google montre la fonction dans une publication officielle intégrée depuis X. La vidéo reste hébergée par la plateforme.
Suivre un agent sans rester devant son poste
Les agents de programmation peuvent exécuter des suites de tests, explorer un dépôt ou préparer plusieurs modifications pendant plusieurs minutes. Jusqu’ici, cette durée liait souvent le suivi au poste où la session avait été lancée. L’accès distant ajoute un point de contrôle pour vérifier une étape, fournir une instruction complémentaire ou reprendre la main.
Cette continuité peut être utile pour les tâches longues, mais elle ne supprime pas le besoin de supervision. Une interface mobile facilite les validations rapides ; elle offre moins d’espace pour relire un diff complexe, examiner des journaux détaillés ou comprendre les conséquences d’une commande.
Une extension distincte des nouveaux éditeurs
RoboActu a récemment couvert l’arrivée d’Antigravity dans Visual Studio Code, Visual Studio, JetBrains et Zed. Cette nouvelle annonce porte sur un autre volet : l’accès à une session active depuis le Web ou un mobile, et non l’ajout d’un environnement de développement supplémentaire.
Les deux évolutions suivent cependant la même logique. Google cherche à détacher l’agent de développement d’une interface unique, tout en conservant la continuité de la session. Le service Antigravity reste centré sur l’orchestration de tâches de programmation et sur l’usage des modèles Gemini.
Les contrôles de sécurité restent essentiels
Le pilotage distant élargit aussi la surface d’accès à une session capable d’agir sur du code. Les équipes devront vérifier l’authentification des appareils, la durée des sessions, les droits du compte et la visibilité des actions avant d’utiliser la fonction sur des dépôts sensibles.
Google ne détaille pas dans son annonce X les mécanismes propres à cette nouveauté, ni les éventuelles restrictions d’entreprise. Les administrateurs auront donc intérêt à tester la fonction avec des permissions limitées et à conserver une validation humaine pour les opérations à fort impact.
Sources : Google for Developers ; site officiel d’Antigravity.
