NVIDIA propose désormais NemoClaw comme une pile de référence ouverte pour exécuter trois familles d’agents : OpenClaw, Hermes et LangChain Deep Agents Code. Le projet associe ces frameworks à des modèles Nemotron, aux outils d’optimisation NeMo et au bac à sable OpenShell afin de mieux encadrer leurs accès aux fichiers, au réseau, aux identifiants et aux outils.
Présentée le 30 octobre, cette extension ne remplace pas les frameworks d’agents. NVIDIA la décrit comme une collection de « blueprints » qui assemble autour d’eux une infrastructure cohérente. Le comportement, la mémoire et l’orchestration restent définis par OpenClaw, Hermes ou Deep Agents, tandis que NemoClaw fournit la couche d’exécution, d’inférence et de gouvernance.
Trois frameworks pris en charge
La documentation cite OpenClaw comme choix par défaut, puis Hermes et LangChain Deep Agents Code. Chaque intégration dispose d’un parcours de démarrage dédié. Sur une machine compatible, l’installation guidée peut choisir le framework, créer son environnement isolé et configurer un fournisseur d’inférence.
La pile combine quatre briques principales. Les modèles ouverts Nemotron fournissent l’inférence. Les outils NVIDIA NeMo servent à observer et optimiser les exécutions, notamment avec NeMo Relay. OpenShell contrôle les permissions du processus. Enfin, le framework d’agent conserve ses propres outils, compétences, règles et mécanismes de mémoire.
NVIDIA insiste sur la complémentarité de ces éléments. Une équipe qui utilise déjà l’un des trois frameworks peut ajouter un blueprint sans réécrire toute la logique de son agent. La société avance aussi que l’ajustement conjoint du modèle et du framework peut limiter les demandes répétées de contexte, les arrêts prématurés et les boucles inutiles.
La sécurité placée autour de l’agent
Le point le plus concret concerne l’isolation. OpenShell applique des politiques sur le système de fichiers, les connexions réseau, les identifiants et les outils. Les secrets destinés à l’inférence gérée ou aux connexions MCP restent en dehors du bac à sable. Des règles peuvent, par exemple, empêcher un agent d’envoyer des données vers un service non autorisé.
Le dépôt officiel mentionne aussi la persistance d’état, des intégrations gérées et des opérations de cycle de vie accessibles depuis la ligne de commande. Cette approche vise les agents de longue durée, pour lesquels une simple exécution locale devient difficile à auditer dès que plusieurs outils et services externes interviennent.
Un projet encore en phase alpha
NemoClaw reste toutefois présenté comme un projet alpha. Les responsables ne garantissent pas encore de délais de réponse pour les problèmes signalés. Leurs priorités publiques portent sur la fiabilité de l’installation, le durcissement des bacs à sable, la gestion des identifiants et la validation des différents chemins d’inférence.
La licence Apache 2.0 facilite l’examen et l’adaptation du code, mais elle ne transforme pas automatiquement un agent en système sûr. Les politiques réseau, les permissions et les modèles utilisés doivent toujours être vérifiés pour chaque déploiement. L’intérêt de NemoClaw est surtout de réunir ces contrôles dans une architecture commune et documentée.
Sources : présentation officielle de NVIDIA et dépôt NemoClaw sur GitHub.
