Reflection présente Beam, un modèle ouvert de 501 milliards de paramètres

Visualisation technique violette du modèle Beam publiée par Reflection AI
Reflection AI présente Beam comme un modèle à experts de 501 milliards de paramètres, dont 23 milliards actifs par token.

Reflection AI présente Beam, son premier modèle à poids ouverts, destiné au code, au raisonnement et aux tâches agentiques. Cette architecture Mixture-of-Experts compte 501 milliards de paramètres au total, mais n’en active que 23 milliards pour chaque token.

L’entreprise américaine affirme avoir préentraîné Beam sur 23 800 milliards de tokens issus du web, de sources publiques et de jeux de données propriétaires sous licence. La phase d’apprentissage par renforcement a ensuite mobilisé 10 500 GPU Nvidia GB300 pendant quatre semaines et produit plus de 100 millions de trajectoires d’entraînement.

Reflection met surtout en avant l’efficacité à l’inférence. L’activation d’une fraction des paramètres doit réduire la quantité de calcul nécessaire par token par rapport à de très grands modèles denses ou à d’autres architectures à experts. Le modèle est textuel, avec une fenêtre de contexte annoncée à 256 000 tokens.

Des résultats centrés sur le code et les agents

Selon les mesures publiées par Reflection, Beam obtient 80,9 % sur SWE-bench Verified, 77,2 % sur SWE-bench Pro v2-Hard et 80,1 % sur Terminal-Bench 2.1. La société le situe au niveau de plusieurs modèles ouverts plus grands sur certaines tâches de développement, tout en reconnaissant que Kimi K3 et Qwen 3.8-Max restent devant sur plusieurs évaluations.

Ces comparaisons doivent encore être vérifiées indépendamment. Reflection s’appuie sur ses propres tests, complétés par des résultats rapportés par Artificial Analysis et DataCurve pour les modèles concurrents. Les coûts annoncés excluent aussi certaines composantes du calcul, notamment le traitement initial du contexte et la surcharge de service.

La phase de renforcement a porté sur près d’un million d’environnements de code, de terminal, de sciences, de recherche web et d’utilisation d’outils. Reflection indique avoir exécuté jusqu’à 170 000 environnements isolés en parallèle et maintenu une moyenne de 110 000 trajectoires simultanées. Le modèle a également été entraîné à ajuster la longueur de son raisonnement selon l’effort demandé.

Des poids annoncés, mais pas encore publiés

L’expression « à poids ouverts » appelle une réserve importante au jour de l’annonce. Beam est encore soumis aux derniers tests de sécurité. Reflection promet les poids, le rapport technique, la fiche du modèle et les outils pour développeurs plus tard en octobre. Pour l’instant, les utilisateurs peuvent seulement demander un accès anticipé à la plateforme.

La licence n’est donc pas encore disponible publiquement. Il faudra l’examiner avant de savoir si elle autorise réellement les usages commerciaux, la modification et la redistribution sans restrictions majeures. La disponibilité des poids ne suffit pas, à elle seule, à faire d’un modèle un logiciel libre.

Notre analyse

Beam illustre une nouvelle course à l’efficacité des modèles à experts : augmenter la capacité totale sans activer toute l’architecture à chaque requête. Le nombre de paramètres impressionne, mais les éléments décisifs seront la qualité des poids publiés, la licence, la reproductibilité des résultats et le coût réel de déploiement.

La publication annoncée des artefacts permettra aussi de confronter les performances aux évaluations indépendantes et d’étudier les choix d’entraînement. D’ici là, Beam reste une présentation technique détaillée et un service en accès anticipé, pas encore un modèle téléchargeable par tous.

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