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Robot.com revendique plus de 500 robots déployés et 2,5 millions de tâches, et mise sur un écosystème plutôt qu’un humanoïde universel

Par La Rédaction ⏱ 3 min de lecture

Plutôt qu’un humanoïde capable de tout faire, une flotte de robots spécialisés qui se répartissent les corvées. C’est le pari de Robot.com, l’entreprise née de Kiwibot, dont le PDG et cofondateur Felipe Chavez a reçu Business Insider à San Francisco. Sa promesse : automatiser d’abord le travail répétitif et pénible, celui qui fait fuir les employés.

De la livraison sur les campus à 2,5 millions de tâches

Robot.com affirme avoir déployé plus de 500 robots et réalisé plus de 2,5 millions de tâches. L’essentiel de la flotte, environ 400 unités, reste constitué de robots de livraison qui circulent sur les campus universitaires américains. Mais l’entreprise élargit son terrain de jeu vers les entrepôts, la restauration et même la publicité, avec des robots transformés en panneaux d’affichage mobiles.

L’histoire commence en 2017 avec Kiwibot, un service de livraison robotisée sur les campus. Avant cela, Chavez avait monté en Colombie une société de livraison de courses dans l’esprit d’Instacart, entièrement autofinancée, qui l’obligeait parfois à effectuer lui-même les courses. « Dans cette entreprise, j’ai compris que le travail manuel pouvait être épuisant et très ennuyeux », raconte-t-il.

L’écosystème plutôt que le robot à tout faire

La vision de Chavez tranche avec la course aux humanoïdes polyvalents menée par Tesla, Figure ou les fabricants chinois. Lui imagine un écosystème de robots aux formats variés, chacun responsable de petites tâches précises. « La mission de notre entreprise, c’est d’apporter l’automatisation au monde physique, de libérer les humains du travail qu’ils ne veulent pas faire pour qu’ils puissent enfin mener une vie qui a du sens », résume-t-il.

Cette approche par tâches a une conséquence concrète. À mesure que l’activité de livraison de repas grandissait, les employés des restaurants se sont retrouvés avec une nouvelle corvée : sortir pour déposer les commandes à emporter dans les robots. Une friction qui a poussé Robot.com à réfléchir à une « solution de manipulation », c’est-à-dire un robot capable de saisir et de manipuler des objets.

Découper le travail pour mieux l’automatiser

Désormais, l’entreprise analyse le travail en le décomposant en tâches spécifiques pour identifier ce qui peut être confié à des machines. Une méthode pragmatique qui assume une réalité souvent occultée par les démonstrations spectaculaires d’humanoïdes : automatiser une tâche en révèle presque toujours une autre. Plutôt que de promettre un robot miracle, Robot.com avance corvée par corvée, en pariant que la somme de petites automatisations finira par transformer des secteurs entiers du service et de la logistique.