Le ministère des Armées vient de franchir un cap dans sa stratégie d’innovation. Le 18 février 2026, l’AMIAD (Agence ministérielle pour l’intelligence artificielle de défense) et l’ENSTA (École nationale supérieure de techniques avancées) ont signé un accord donnant naissance au LARIAD — le Laboratoire Robotique et IA de Défense.
Un laboratoire aux ambitions européennes
Le LARIAD a une ambition claire : devenir un acteur de référence sur la scène nationale et européenne dans le domaine de la robotique intelligente et collaborative. Concrètement, le laboratoire se concentrera sur :
- Le développement de solutions d’IA pour la navigation autonome
- La collaboration entre systèmes robotiques hétérogènes (terrestres, navals, aériens)
- L’interaction homme-robot dans des environnements complexes
Des moyens partagés entre deux campus
Les équipes de l’AMIAD et de l’ENSTA partageront des plateformes robotiques, des moyens de calcul et des zones d’expérimentation présentes sur les campus de Paris-Saclay et de Brest. L’ENSTA compte aujourd’hui 2 200 élèves ingénieurs, 300 doctorants et environ 200 enseignants.
Le ministère des Armées n’a toutefois pas précisé si le LARIAD aura accès au supercalculateur classifié ASGARD, inauguré en septembre dernier au Mont Valérien.
Le projet Pendragon en ligne de mire
Les travaux du LARIAD devraient notamment alimenter le projet Pendragon de l’armée de Terre, qui vise à créer une unité robotisée de combat aéroterrestre. Un programme qui illustre la convergence croissante entre IA et défense.
Ce rapprochement entre le monde scientifique et académique est essentiel pour garantir notre capacité à innover, a déclaré Bertrand Rondepierre, directeur de l’AMIAD.