BYD et Xpeng déploient leurs premiers robots humanoïdes dans leurs concessions automobiles

Robot humanoïde BYD dans un showroom automobile chinois luxueux accueillant des clients

Le showroom automobile chinois est en train de changer de visage. BYD et Xpeng, deux des plus grandes marques de véhicules électriques au monde, ont annoncé quasiment simultanément le déploiement de robots humanoïdes dans leurs concessions. Derrière cette course, un objectif commun : faire du robot vendeur un avantage concurrentiel, avant même que le produit soit rentable.

BYD : des humanoïdes dans les centres Di Space dès août

BYD a confirmé à la presse, fin juillet, que ses premiers robots humanoïdes feront leurs débuts en août dans ses centres d’expérience Di Space, à commencer par celui de Zhengzhou, dans la province du Henan. Un teaser avait déjà circulé dans les points de vente : « Un nouvel ami vient vous rencontrer début août. »

Li Ke, vice-président de BYD, a détaillé le plan opérationnel : « L’objectif est de placer deux à trois robots dans chaque concessionnaire. » Leur mission ? Accueil des visiteurs, présentation des modèles, démonstrations des fonctions embarquées, jusqu’à l’exécution en direct de manoeuvres de conduite. Stella Li, vice-présidente exécutive, affirme que la commercialisation des robots de soutien à la vente pourrait devenir réalité d’ici un à deux ans.

BYD n’aborde pas ce marché sans ambition géopolitique. Stella Li a déclaré que la Chine serait le premier pays à « voir la commercialisation complète des robots humanoïdes ». La rivalité avec Tesla Optimus est explicite.

Xpeng IRON : petite série à Guangzhou, production de masse en vue

De son côté, Xpeng a commencé la production en petite série de son humanoïde IRON dans son usine de Guangzhou. La feuille de route est ambitieuse : production de masse d’ici fin 2026, avec un objectif de 1 000 unités par mois à l’horizon décembre.

L’usage prévu est identique à celui de BYD : les concessions d’abord. « Robots could soon replace car salespeople in Xpeng dealerships », titre sans détour la presse spécialisée australienne, qui note que l’Australie figure parmi les premiers marchés internationaux ciblés pour le déploiement. Le vice-président Brian Gu a confirmé la stratégie lors du relancement de la marque à Melbourne.

Pourquoi l’automobile en premier ?

Le choix du showroom comme terrain d’essai n’est pas anodin. Les concessions offrent un environnement semi-contrôlé où le robot peut interagir avec des clients réels sans les risques d’un déploiement industriel. Si la machine bégaie ou trébuche, l’incident devient viral mais reste inoffensif. Résultat : le secteur automobile sert de laboratoire grandeur nature, et les données collectées alimentent les modèles d’apprentissage des prochaines versions.

Tesla a ouvert cette voie avec Optimus. Ses rivaux chinois, forts de chaînes de production plus flexibles et de coûts de fabrication inférieurs, espèrent maintenant prendre de vitesse le constructeur texan sur son propre terrain.

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