Industrie

Saronic lève 1,75 milliard de dollars pour construire des navires autonomes et relancer la puissance navale américaine

Par La Rédaction ⏱ 2 min de lecture

Saronic Technologies vient de boucler un tour de table de 1,75 milliard de dollars, propulsant la startup texane au rang de poids lourd de la robotique maritime autonome. Valorisée 9,25 milliards de dollars, l’entreprise fondée en 2022 construit des navires sans équipage pour la marine américaine et le secteur commercial.

Un chantier naval nouvelle génération

Le modèle de Saronic tranche avec la construction navale traditionnelle. L’entreprise combine logiciel embarqué, capteurs de navigation et fabrication verticalement intégrée pour produire des bateaux autonomes capables de patrouiller, surveiller et collecter des données sans intervention humaine. Un opérateur distant peut superviser la flotte, ajuster les missions et coordonner plusieurs navires en simultané.

Le résultat le plus spectaculaire a été dévoilé récemment : le Marauder, un navire autonome de 55 mètres, construit en moins de six mois. Saronic a aussi décroché un contrat de 392 millions de dollars avec la Navy américaine, preuve que le Pentagone mise sérieusement sur cette approche.

Pourquoi c’est important

Les Etats-Unis font face a un problème structurel : leur capacité a construire des navires s’est érodée depuis des décennies. « Nous confrontons ce défi avec un modèle fondamentalement nouveau de construction navale américaine », explique Dino Mavrookas, cofondateur et PDG de Saronic. Le pari : livrer des navires autonomes avec une « rapidité, une précision et une échelle sans précédent ».

Concrètement, la startup développe Port Alpha, un chantier naval de nouvelle génération, en parallèle de l’expansion de ses installations en Louisiane et au Texas. L’objectif est de produire en série des plateformes autonomes a un cout nettement inférieur aux navires traditionnels avec équipage.

Des investisseurs de premier plan

Le tour de table Serie D a été mené par Kleiner Perkins, avec la participation d’Advent International, Bessemer Venture Partners, Andreessen Horowitz, 8VC et Elad Gil. « La domination maritime ne dépend pas seulement de la technologie, elle exige la capacité de production pour la déployer a grande échelle », résume Ilya Fushman de Kleiner Perkins.

Avec 1,75 milliard de dollars en poche, Saronic rejoint le club très fermé des startups robotiques valorisées au-dela de 5 milliards. Un signal fort pour le secteur des véhicules autonomes maritimes, longtemps resté dans l’ombre des robotaxis et des humanoïdes.