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URKL : EngineAI lance la première ligue mondiale de combat de robots humanoïdes

Par La Rédaction ⏱ 2 min de lecture

EngineAI, le fabricant chinois du robot humanoïde T800, vient de lancer les inscriptions mondiales pour l’URKL (Ultimate Robot Knock-out Legend), la toute première ligue de combat libre entre robots humanoïdes. Universités, entreprises et laboratoires de recherche du monde entier peuvent s’inscrire dès maintenant.

Des combats encadrés, pas de la destruction

Pas question ici de BattleBots ou de machines qui s’entre-déchirent. L’URKL interdit les modifications destructrices et les comportements excessivement agressifs. La compétition mise sur l’intelligence : contrôle moteur, algorithmes d’équilibre, perception, prise de décision et systèmes de protection structurelle. Les équipes doivent innover par le logiciel, pas par la force brute.

Toutes les équipes utilisent le même robot, le T800 d’EngineAI, équipé des algorithmes d’intelligence incarnée maison et de systèmes moteurs haute performance. Le modèle repose sur un principe simple : « hardware standardisé + algorithmes différenciés ». La victoire se joue sur la qualité du code, pas sur le budget matériel.

Un format de compétition classique mais ambitieux

Seize équipes seront qualifiées pour la phase principale après sélection. Elles seront réparties en quatre poules pour des matchs aller-retour, puis les huit meilleures s’affronteront en élimination directe jusqu’à la finale. Le vainqueur repart avec une ceinture en or de 10 kilogrammes, estimée à environ 1,45 million de dollars (10 millions de yuans). Chaque équipe du top 16 reçoit un robot T800 pour poursuivre ses recherches.

Un terrain d’essai pour la robotique de demain

Derrière le spectacle, l’ambition est sérieuse. Les scénarios de combat haute intensité servent de banc d’essai pour des technologies clés : locomotion bipède sous contrainte, récupération d’équilibre après impact, prise de décision en temps réel et protection structurelle des composants. Autant de compétences directement transférables aux déploiements industriels.

EngineAI espère aussi créer un pont entre recherche académique et industrie. Le format ouvert, basé sur l’open source, vise à attirer les talents mondiaux et à accélérer le passage des laboratoires aux applications concrètes.

Les inscriptions sont ouvertes sur le site d’EngineAI. Aucune date n’a été communiquée pour la première compétition, mais le fabricant basé à Shenzhen prévoit un événement « dans les prochains mois ».