Hai Robotics a été choisi pour équiper un nouveau centre européen de traitement des commandes avec plus de 1 500 robots HaiPick Climb. Le fabricant chinois présente ce projet comme le plus grand déploiement mondial de robots d’entrepôt capables de grimper directement dans les rayonnages.
Le client, un grand distributeur européen de mode dont le nom n’est pas communiqué, exploite déjà plusieurs systèmes HaiPick sur le continent. Sa nouvelle installation consacrée au commerce en ligne doit réunir les 1 500 machines dans un système unique, sur une zone automatisée de 30 000 m².
Plus de 24 000 bacs traités par heure
Selon l’annonce de Hai Robotics, le centre offrira 1,2 million d’emplacements de stockage en double profondeur. Le débit annoncé dépasse 24 000 bacs par heure, un niveau qui donne la mesure du projet : il ne s’agit pas d’un pilote isolé, mais d’une infrastructure appelée à soutenir des volumes importants de commandes omnicanales.
HaiPick Climb se déplace au sol puis grimpe le long des rayonnages pour récupérer les bacs. Cette architecture vise à densifier le stockage vertical tout en conservant une installation modulaire. Les marchandises sont amenées aux opérateurs dans une logique « goods-to-person », ce qui limite leurs déplacements dans les allées.
Le fabricant ne précise ni le calendrier de mise en service, ni le montant du contrat, ni l’identité du distributeur. Ces absences empêchent encore d’évaluer la vitesse réelle du déploiement et son retour sur investissement. Elles ne retirent toutefois rien à l’échelle annoncée : réunir plus de 1 500 robots grimpeurs dans un même site impose une orchestration robuste des missions, des recharges, des priorités et des incidents.
Un test grandeur nature pour les flottes très denses
Le projet doit aussi gérer 1,2 million d’emplacements en double profondeur. Dans cette configuration, le logiciel doit décider quel bac déplacer et dans quel ordre afin d’éviter que la densité promise ne pénalise le débit. La performance dépend donc autant de HaiQ, la couche logicielle du système, que de la capacité mécanique des robots à circuler et grimper.
Logistics Manager confirme les principaux chiffres communiqués par Hai Robotics. Peter Guan, directeur général EMEA de l’entreprise, estime que le contrat illustre le passage vers une automatisation plus facilement extensible dans les grands centres de préparation.
Pour la robotique logistique, ce chantier sera surtout un indicateur de maturité opérationnelle. Une flotte de cette taille doit maintenir son débit pendant les pics, absorber les pannes unitaires et évoluer avec les références stockées. Les résultats observés après la mise en service seront plus instructifs que le seul record annoncé.
Notre analyse
Hai Robotics fait ici valoir un avantage différent des systèmes fixes traditionnels : augmenter la capacité sans reconstruire toute l’installation autour de convoyeurs lourds. Le pari est crédible à condition que la maintenance et la coordination de 1 500 unités restent maîtrisées. Le client non identifié devra démontrer que la flexibilité commerciale du système se traduit aussi par une disponibilité élevée et un coût total prévisible.
