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Icarus Robotics envoie le robot JOY à la Station spatiale internationale : KULR fournit les batteries pour la mission de 2027

Par La Rédaction ⏱ 3 min de lecture

La startup new-yorkaise Icarus Robotics a choisi KULR Technology Group pour alimenter JOY, son robot libre volant destiné à assister les astronautes à bord de la Station spatiale internationale. Le partenariat, annoncé le 15 juillet, cible une mission en orbite au premier trimestre 2027.

JOY, un robot-assistant en microgravité

JOY est conçu pour naviguer de façon autonome dans les modules pressurisés de l’ISS, sans rails ni bras articulés fixes. Compact et agile, il appartient à la catégorie des « free-flyers », des robots qui se déplacent librement dans l’espace intérieur de la station en utilisant des propulseurs doux adaptés à la microgravité. Son rôle : réduire la charge de travail des astronautes en prenant en charge des tâches d’inspection, de surveillance et de manutention légère.

La mission Joyride-1, prévue pour le début 2027, représente le premier test opérationnel du système dans un environnement réel. Icarus Robotics travaille avec Voyager Space pour acheminer JOY jusqu’à l’ISS.

Robot JOY de Icarus Robotics, free-flyer autonome destiné à la Station spatiale internationale, mission Joyride-1 2027
Crédit : Icarus Robotics

Le défi des batteries en orbite habitée

L’alimentation électrique d’un robot à bord de l’ISS n’est pas un détail technique mineur. Ethan Barajas, PDG et co-fondateur d’Icarus, explique à SpaceNews que les batteries pour des systèmes opérant aux côtés d’humains dans une station spatiale sont « bien plus coûteuses, et bien plus critiques en termes de sécurité et de conception » que les batteries pour satellites ou applications terrestres.

KULR fournira ses systèmes KULR One Space (K1S), conçus pour répondre aux exigences de sécurité de la NASA pour les véhicules habités. La technologie K1S a déjà été validée en vol dans un cubesat embarqué lors de la mission lunaire Artemis 2. Elle est désormais adaptée au profil de performance, à la taille et à la forme spécifiques de JOY.

Un marché spatial en pleine expansion

Jamie Palmer, co-fondateur et directeur technique d’Icarus, situe ce partenariat dans une tendance plus large. « La prochaine phase d’infrastructure spatiale ne sera pas définie par le calcul seul », résume Michael Mo, PDG de KULR. « Les systèmes orbitaux ne peuvent pas être réparés par des techniciens, donc les robots qui inspectent, réparent et assemblent ces systèmes, et les batteries qui les alimentent, sont essentiels pour maintenir cette infrastructure en sécurité. »

Palmer va plus loin : les charges de travail robotiques, les grands déployables et le calcul en orbite « deviennent de plus en plus importants, mais la chaîne d’approvisionnement n’a pas nécessairement suivi ». Le contrat Icarus-KULR illustre cet effort pour combler le retard.

Concrètement, l’enjeu est de taille : si la robotique terrestre se développe dans des environnements où une panne peut être gérée rapidement, la robotique orbitale opère dans un contexte sans filet. Une batterie défaillante sur l’ISS ne peut pas être échangée en quelques heures. La fiabilité devient le critère numéro un.

Source : SpaceNews