La société canadienne InDro Robotics a présenté Prowler, un chien robot construit sur la plateforme Unitree Go2-W et taillé pour la surveillance et l’inspection industrielle. L’engin patrouille en autonomie, franchit des terrains accidentés, grimpe des escaliers et contourne les obstacles sans intervention humaine.

Un quadrupède pensé pour le terrain
Prowler reprend la base roues-pattes du Go2-W d’Unitree, une configuration hybride qui combine la stabilité des roues sur sol plat et l’agilité des pattes pour passer marches et reliefs. InDro greffe par-dessus sa propre couche logicielle de navigation autonome et de gestion de mission.
Le robot sait rentrer seul à sa station de recharge quand sa batterie faiblit. Cette capacité change tout pour un usage de patrouille continue : pas besoin d’un opérateur pour le brancher, il gère son énergie de bout en bout. C’est la différence entre une démo et un outil déployable sur un site 24 heures sur 24.
Surveillance et inspection en première ligne
Le marché visé est clair. Les sites industriels, les entrepôts et les zones sensibles ont besoin de rondes régulières, de jour comme de nuit, dans des environnements parfois dangereux ou difficiles d’accès. Un quadrupède autonome y remplace avantageusement des tournées humaines répétitives.
Prowler peut embarquer différentes charges utiles selon la mission : caméras, capteurs thermiques, modules de détection. Cette modularité lui permet de s’adapter à l’inspection d’équipements, à la détection d’intrusion ou au relevé de mesures sur des installations étendues.
L’écosystème Unitree comme tremplin
Le choix d’InDro illustre une tendance de fond. Plutôt que de concevoir un robot de zéro, de plus en plus d’entreprises partent d’une plateforme éprouvée comme celles d’Unitree et y ajoutent leur valeur logicielle et leurs intégrations métier. Résultat : un temps de mise sur le marché réduit et un matériel déjà fiabilisé par le constructeur chinois.
Pour InDro, basée au Canada, c’est aussi une façon de se positionner sur le segment des robots de service industriels sans porter seule le coût de développement d’une mécanique quadrupède complète. La bataille se joue désormais autant sur l’autonomie logicielle et les cas d’usage que sur le matériel lui-même.